Mots clés : certificats de sécurité, Johanne Doyon, Adil Charkaoui, Justice, Canada (Pays)
Photo: Jacques Nadeau
L'avocate d'Adil Charkaoui, Johanne Doyon, entend contester d'ici trois semaines la constitutionnalité de la loi C-3 sur l'émission de certificats de sécurité, jugeant qu'elle contrevient à la décision de la Cour suprême qui avait invalidé l'ancienne loi l'an dernier.
En conférence de presse hier, Mme Doyon s'en est aussi prise aux allégations formulées par le Service canadien du renseignement de sécurité pour justifier l'imposition d'un nouveau certificat à son client. Selon l'avocate, elles se résument à reprendre «les allégations antérieures sans preuve aucune». Elle en veut pour preuve un jugement rendu par le juge Simon Noël, de la Cour fédérale, le 18 janvier dernier. Ce dernier y indiquait que les informations voulant que M. Charkaoui ait discuté, en juin 2000, de la prise de contrôle d'un avion commercial à des fins agressives demeurent «non prouvées». Même chose pour l'idée que l'homme d'origine marocaine se soit rendu en Afghanistan au début de 1998 pour s'entraîner avec des membres d'al-Qaïda.