Abolir les CPE signifie qu'on héritera d'un réseau privé de services de garde, comme en Ontario. Même si les parents reçoivent 100$ par semaine, qu'est-ce qui empêchera ces services de garde d'exiger 200$ ou 300$ ou même 500$ par semaine. En Ontario, les parents font face à cette situation : il en coûte jusqu'à 80$ par jour et parfois plus pour faire garder un enfant. Conséquence : il y a un grand nombre de dames à la maison qui s'improvisent gardiennes d'enfants, sans aucun contrôle ou législation pour encadrer leur pratique. Elles chargent moins cher, mais veulent travailler au noir. Le réseau des CPE n'est pas parfait, mais il ne faudrait pas revenir 20 ans en arrière en les abolissant. Le 100$ par semaine aux parents est une mesure populiste, une solution issue de la pensée magique. Tout sonne faux dans ce raisonnement. On ne peut pas troquer les CPE pour 100 piasses par semaine, voyons donc!
Et n'oubliez pas que près de 75% des femmes avec enfants travaillent. Nous n'avons certainement pas envie de revenir à une époque où nous étions obligées de rester à la maison. Rester à la maison par choix, par goût, ça se défend, mais il faut avoir les moyens de le faire. Il faut accepter aussi que l'un des deux dans le couple, plus souvent la femme, se mette en situation de précarité économique.