Il arrive de nos temps que de grands sots rencontrent par hasard un érudit (je ne suis pas un érudit uniquement un homme de culture) et ils éprouvent de la haine. Sans doute parce que cela est si étranger à ce qu'ils sont, qu'en me raillant, ils révèlent leur propre sottise. Le mot snob a des origines diverses, voyez Baudelaire, mais surtout Thackeray dans son « Livre des Snobs » le traitement qu'il en fit. C'est parait-il un mot argotique anglais des étudiants de Cambridge, désignant des étrangers à l'Université, en anglais, proprement « homme de basse condition » et plus particulièrement, « garçon cordonnier ». C'est de la même veine que j'ai subi enfant parce que mes parents étaient des pauvres être humains sans prétentions ni richesses. Votre humeur est remplie de préjugés, ceux du commun des mortels dont l'intelligence leur fait cracher un certain venin plus snob que ça, on meurt. Je joue avec la culture pour des gens qui se disent réfléchis et/ou cultivés. Quand la dose est un peu plus forte, ils se mettent à avoir des allergies. Ça permet de savoir à qui on s'adresse. C'est un jeu comique et fort intéressant. Le snob a existé bien avant la société de consommation, vous savez. Au vu des courriers que j'ai reçu, j'ai la forte impression que vous êtes le seul dans votre situation au regard de cet article. De plus, je n'ai pas inventé la notion de Sans Noblesse. C'est couru dans les milieux un peu cultivé. Allez-y faire un tour, ça vous permettra de savoir ce que vous écrirez à l'avenir. Un milieu cultivé ne veut pas dire la Jet Set des soupers entre intellos et autres monstres culturels. Quand je les croise sur le trottoir, je traverse vite fait bien fait. Vous n'avez jamais vu un chasseur d'éléphant dans les rues de Montréal, il se trouve dans la savane pas dans un diner de cons. Merci pour la franche rigolade de votre texte.