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Opposition responsable

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Fleurette Riverain
Envoyé Le jeudi 28 février 2008 15:00



Les québécois viennnent d'élire un gouvernement libéral minoritaire en donnant aux trois partis le mandat de travailler ensemble. C'est ce que vient de faire la ministre des finances Monique Jérôme-Forget en soumettant son budget à venir aux deux partis d'opposition, tout en les avertissant que sa marge de manoeuvre n'est que de 200 millions et que ses prévisions antérieures avaient été très affectées par l'actuel ralentissement économique généralisé.

Le gouvernement s'est trouvé face à des coûts gigantesques, devant l'écroulement et la reconstruction de viaducs, de ponts, de routes, et de réparations d'infrastructures si longtemps négligées qu'elles craquaient de toutes parts. Des sommes importantes doivent d'abord aller en santé, en éducation, en aide de toutes sortes aux plus démunis, les garderies coûtent très cher, etc. il faut donc répartir les budgets de chaque ministère le plus équitablement possible, sans deshabiller l'un pour habiller l'autre. Mais l'argent ne poussant pas dans les arbres, il devient donc irresponsable pour les partis d'opposition de réclamer encore deux milliards additionnels lorsqu'ils savent très bien que le gouvernement ne les a pas et qu'il faudrait les emprunter.

À plusieurs reprises, les journalistes ont tenté de faire dire à Pauline Marois si elle ferait ce qu'elle reproche au parti libéral de ne pas faire, c.a.d d'augmenter la TVQ de l% pour financer ses nouvelles demandes en venant la chercher dans non poches. C'est bien beau de dire: Que la ministre se débrouille, sans donner de solution. Espérons seulement que Pauline Marois n'ait pas l'idée de recommencer le psychodrame et le suspense de mauvais goût que le PQ avait fait subir au gouvernement et aux québécois, en maintenant jusqu'à la veille du vote sur le dernier budget sa menace de faire tomber le gouvernement, car ce cirque a déjà été joué, et les seuls qui ont salivé devant cette perte de temps, d'argent et d'énergie, étaient les journalistes et les péquistes. Si elle le fait encore, elle devra en payer le prix politique.

Que les partis d'opposition se responsabilisent et ne nous entraînent pas dans le mauvais théâtre qui se joue à Ottawa, la majorité des québécois ne veut pas d'élections en ce moment, ni au provincial, ni au fédéral. Prenez-en acte!

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