Vos réactions
NON.
Je ne sais pas si vous avez vu la bibliothèque d'André Breton rue Fontaine à Paris? Je ne sais pas si vous êtes allé à la bibliothèque du quartier pour emprunter le fameux « Zibaldone » de Leopardi ou « Le dit de Genji » de Murasaki Shikibu ou une étude écrite par Hannah Arendt ou plus contemporain tout les écrits de Peter Sloterdijk ou « Le change Heidegger » de Catherine Malabou ou « Les concepts Fondamentaux de la métaphysique » de Heidegger ou « L'art des opposés » de Charles de Bovelles? Même si je ne suis pas Sans Noblesse (Snob) tout comme vous, il semble que c'est difficile de trouver de tels ouvrages dans une bibliothèque de quartier et ne me dites pas d'aller dans la bibliothèque de l'Université car là aussi, il risque d'y avoir des difficultés. J'ai plus de livres que vous et plus de disques aussi. C'est une vie consacrée à l'étude. Ce n'est pas un estomac qui digère et qui rejette le superflu. J'aime le mot du poète Jacques Audiberti lorsqu'il nous dit « intellecTRUELLE » car ça, c'est juste. Je ne me sens pas concerné par votre article même si plusieurs diront que c'est snob, prétentieux ou frimeurs. On a besoin d'une caisse à outil. Certes, on consomme des produits dits culturels mais moi je ne consomme pas, je fais comme les moines copistes tant aimés par Umberto Eco ou Borges, toucher un livre, c'est toucher une vie, une présence. C'est être accompagné. Je ne suis pas un consommateur si je suis en harmonie avec Urabe Kenkô dans ses « Heures oisives » lorsqu'il dit : « Solitaire sous la lampe, c'est une joie incomparable de feuilleter des livres et de se faire des amis avec les hommes d'un passé que je n'ai point connu. » À méditer comme la table de silence » de George Steiner. Ou peut-être êtes-vous vraiment un consommateur et que vous ne pouvez pas réaliser ce que tout ceci, sans mépris, signifie? Il ya un combat à mener contre la consommation mais il ne faut pas tomber dans e piège du tout se vaut. Un érudit ne doit pas être comparé à un consommateur parce que le consommateur continuera à consommer mais l'érudit risque fort d'être tué par vos propos puisque vous lui refusez sa liberté, celle d'être libre avec ses actes comme ses intentions. Demandez à Alberto Manguel qui écrivit une « Histoire de la lecture » ou à Pascal Quignard s'ils sont des consommateurs?
