Isabelle Boulay au Saint-Denis - Tout le tour d'elle
Mots clés : Isabelle Boulay, Spectacle, Musique, Montréal

Photo: Jacques Grenier
Isabelle Boulay s'est trouvée, voilà tout. Du country à la chanson, de la chanson au rock, tout ça fait partie d'elle et peut exister en même temps sur la même scène. Elle peut nous roucouler Nana Mouskouri sans que ce soit étrange. Et nous flanquer Eicher après. Pas de problème. Question d'attitude. D'affirmation de soi. Hier, Isabelle Boulay s'affirmait ainsi: chanteuse populaire. À base de country, mais chanteuse populaire. Grande chanteuse populaire. Qui l'aime la suive.
Le petit monologue -- assez drôle merci -- où elle évoquait sa chambre d'enfant, avec les pages centrales du Lundi collées sur ses murs, en disait long là-dessus: sa culture, comprenait-on, est vaste, et inclut autant Julien Clerc que... Roger Giguère! Hier, elle était à la fois Nicole Martin et Renée Martel, Louise Forestier et Piaf. Chanteuse populaire de qualité supérieure. Aux goûts populaires et raffinés. Même les ballades européennes trop lisses de son répertoire, Où est ma vie? sur son nouveau disque, ou Mieux qu'ici bas sur l'album du même nom, s'en trouvaient justifiées, intégrées naturellement à ce spectacle grand public grâce au country. La touche country était partout, servant de liant à la sauce: solo de guitare National Steel dans Vouloir t'aimer, coussin de pedal steel dans la ballade piano Mieux qu'ici bas, etc. J'en comprenais que le compas, chez Isabelle Boulay, est enfin à la bonne place: sachant d'où elle vient, l'indiquant clairement, elle n'a plus de doute sur la direction à prendre. C'est-à-dire toutes les directions qu'elle veut.
Collaborateur du Devoir
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