Opinion
Lettres: Anglicisation
Mots clés : Anglicisation, Langue, Québec (province), Montréal
J'écris ces lignes pour ceux qui doutent encore de l'anglicisation pourtant bien palpable qui a cours à Montréal, tant en raison du statut de subordination de la nation québécoise au régime canadien que de son corollaire, un complexe de colonisé qui afflige et tenaille, me semble-t-il, certains francophones -- dont quelques-uns au PQ, si j'en crois l'actualité récente.
Qu'on se le tienne pour dit, la ville de Montréal a modernisé ses constats d'infraction. Ils sont désormais d'une présentation impeccable, sur papier glacé, rédigés à la machine, en français sur une page, en anglais sur l'autre.
Après les services automatisés de tout acabit, gouvernementaux et autres (For English, press nine), voici maintenant, mesdames et messieurs, la formidable contravention bilingue!
Plus que jamais depuis des décennies, nous envoyons le message que le français, au Québec, est la langue de la seule «communauté culturelle» francophone, dont l'usage et la compréhension ne sont pas nécessaires en dehors de ce groupe, qui n'est qu'une minorité linguistique parmi d'autres dont on attend tranquillement, sans le dire, l'assimilation définitive à l'Amérique anglophone.

