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Deux instants, S.V.P. !
En 2008, par contre, les «brillants hommes d'affaires» que vous interpellez, ne sont rien ni personne d'autre, sauf de rares exceptions, que ces boulimiques obèses qui goinfrent les plats de la mondialisation-à-volonté. Ils assouvissent leurs gros appétits et pavanent leurs bourrelets plein du gras pactole empiffré et empilé via la Chine, via le Mexique et là où ils peuvent exploiter le savoir-taire et le savoir-faire des esclaves qu'ils abrutissent à 1$ / jour ou moins.
Quand ces «brillants hommes d'affaires» deviennent les parvenus poussas que nous connaissons, ils joignent alors les rangs des goujats qui siègent aux loggias du lobby des influents malfrats qui nous passent un Rabaska ou un Québec Couci-Couça, en moins de temps que ça ne prend pour en faire un plat.
Ici comme ailleurs, le monde étant le monde, la «dolce vita» n'existe que pour les magnats. C'est tout copié sur les émirats sans frontières. Par ailleurs, c'est certain que les Québécois veulent que ça change et que les richesses soient réparties plus équitablement. Encore faut-il les extraire et les transformer et les mettre sur un marché hautement compétitif. Le discours est là. Mais c'est la volonté qui n'y est pas. Les efforts, les sacrifices, le courage et la solidarité ratent tous les rendez-vous. Évidemment, les infrastructures n'y sont pas, non plus.
On préfère subventionner toutes les cures que réclament à grands cris les dépendants et dépendantes des tabacs, des drogues liquides, poudreuse, médicamenteuses et autres, du sexe et des orgies échangistes, des jeux, de l'endettement et de ses délires, du «voyager aujourd'hui et payer demain», du «décrocher aujourd'hui et raccrocher après-demain» ; on préfère soigner les ego, béquer bobos et ne jamais déranger les adeptes du nombrilisme, ni leur coaches, ni leurs soigneurs, au lieu d'enligner les actuels dépendants, à la face même de leurs accros descendants, dans l'exploitation des ressources de notre sous-sol québécois, dans l'exploitation de nos richesses naturelles plurielles ainsi que dans leur transformation sur place. Un service obligatoire rémunérateur «quasi militaire» (dans le sens d'apprendre à militer et à se taire. Une école de la dignité au sortir de laquelle les tristes prestataires et/ou bénéficiaires québécois d'une aide sociale qui sera toujours insuffisante et programmée comme telle pour mieux les asservir et les écrouer, deviendraient de fiers partenaires du partage, de la répartition équitable et de la redistribution participative de nos richesses collectives dont les spécialistes de l'exploitation et, plus stratégiquement ceux de la transformation, entre autres, tirent les plus grands profits et fondent les assises de leur autonomie financière et de leur suprématie économique.
Beauceron optimiste, j'ai encore espoir de voir ce genre de révolution tranquille ou pas, de mon vivant. Mais, réaliste, je sais qu'elle ne sera jamais initiée par les «cahin-caha» du politique et encore moins par leurs «clopin-clopant» copains ... ... ...
Gerry Pagé
Ville de Québec
