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D'un bleu qui plait aux rouges.
Ce qui m'apparaît une grande force, dans ce budget, même s'il n'y avait pas nécessairement urgence à ce faire, c'est la réduction majeure de la dette et, ce faisant, la réduction des champs propices à l'interventionnisme. Dans un contexte d'incertitude relié aux sables mouvants d'une économie continentale qui s'érode sous les acides de la mondialisation, les «coussins protecteurs», au cas où, sont dégonflés. D'autre part, c'est peut-être de cette façon et par une vision d'impact, justement, que les conservateurs de Stephen Harper, font la démonstration de leur compréhension lucide de l'imputabilité que les libéraux fédéraux ont jeté aux orties, comme les camisoles de leurs transpirations, en faisant comme le fait si impunément Jean Charest, au Québec, c'est à dire en surchargeant les épaules des citoyens avec le cumul des poids lourds d'un endettement irresponsable et immoral, via les dépenses orgiaques, via les impairs coûteux imputables à l'incurie des incompétents qui jouissent de l'immunité et de l'impunité, via le laxisme pervers et l'angélisme crasse qui accompagnent les saupoudrages de milliards qui encombrent une «carte de crédit» qui étouffe et étouffera des générations par dizaines. Au seul chapitre de la dette, le Canada n'est-il pas passé du 8ième au 1er rang?
Par contre et j'abonde dans le sens du brillant critique Thomas Mulcair, le gouvernement de Stephen Harper, connaissant toutes les velléités de ses commanditaires ainsi que les fragilités de son statut minoritaire et connaissant encore mieux le catimini confidentiellement privé de ses promesses secrètes et de ses engagements blindés, n'a pas eu le courage politique, ni le courage de quelque autre nature, de passer au peigne fin de la justice distributive et de l'équité, à celui de la transparence et de la clarté que suggère la droiture, les acquis pouilleux des richissimes canadiens dont le nombre croît à grande vitesse, et de mettre en examen l'échangisme vicieux de considérations pécuniaires et de transports hautement protégés de liquidités de tous ordres, les exemptions d'impôts, les abris fiscaux et leurs accès commandités aux paradis fiscaux où se prélassent tous les dignitaires de la maffia universelle des pouvoirs économiques accolés aux pouvoirs politiques, côtoyant les honorissimes de la «causa nostra», ces Templiers et Lords pompeusement lardés et décorés, honorés et médaillés de tous «Ordres».
Du côté de ce versant caché du double visage de la réalité canadienne, comme de celle du Québec, il y a des $ milliards $ à récupérer, sans que ça ne change d'un iota le cours de la vie des richissimes millionnaires et milliardaires, ces magnats et pachas, ces poussas et goujats profiteurs tous azimuts des collusions dont profitent également les pistonnés-politiques, leurs «tizamis», qu'ils soient bonimenteurs de commandites scandaleuses ou collectionneurs «d'enveloppes brunes» ou épris de quelque autre fascination qu'exercent les $$$.
Gerry Pagé
Ville de Québec
