Sondage dévastateur: l'ADQ essaie de garder le moral

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La Presse canadienne
Édition du mercredi 27 février 2008

Mots clés : ADQ, Sondage, Parti politique, Québec (province)

Québec -- L'Action démocratique du Québec (ADQ) tente de garder le moral en dépit de la chute vertigineuse de sa cote de popularité.

Reléguée au troisième rang des intentions de vote loin derrière les libéraux et les péquistes, l'ADQ va rebondir, a prédit hier le leader parlementaire du parti, Sébastien Proulx.

«Je suis convaincu qu'il y a une belle lumière au bout du tunnel», a soutenu M. Proulx, lors d'un court impromptu de presse à l'Assemblée nationale.

«Ce n'est pas vrai que ça ne va pas bien du tout. Ce que je vois dans les derniers événements, c'est que les choses ne vont pas si mal que ça», a-t-il ajouté.

Du même souffle, le député de Trois-Rivières a nié catégoriquement la rumeur faisant état d'un climat de bisbille, sinon de zizanie, au sein du caucus adéquiste.

«Il n'y a qu'une équipe de changement au Québec et c'est l'ADQ. Oui, elle se fait bardasser de temps en temps. Que nos députés et moi-même trouvons cela difficile, c'est une chose, mais personne n'a perdu le feu sacré», a-t-il insisté.

Dégringolade de dix points

Mené du 14 au 24 février dernier auprès de 1000 répondants, le plus récent sondage CROP révèle une dégringolade de dix points de l'ADQ comparativement à son score de l'élection du 10 mars 2007.

Si un scrutin général avait été tenu la semaine dernière, les libéraux auraient obtenu 35 % des suffrages, contre 32 % pour les péquistes et 21 % pour l'Action démocratique du Québec.

En vertu de ce scénario, le nouveau gouvernement du Québec aurait été encore une fois minoritaire, dirigé ou bien par le Parti libéral ou bien par le Parti québécois.

Après avoir flirté avec le pouvoir, l'ADQ se retrouve aujourd'hui à la case départ, en troisième position.

«Vous savez, lorsqu'on a entrepris la dernière campagne électorale, nous étions à peu près à ce niveau dans les sondages», a fait remarquer M. Proulx, persuadé que ce sondage ne reflète pas la réalité. «C'est une vieille photo de famille, a-t-il analysé. Les événements des derniers jours, des dernières semaines, démontrent que le discours que l'on tient depuis des années est le bon.»

Les débats actuels sur la santé, les commission scolaires et le rôle de l'État illustrent combien les préoccupations de l'ADQ sont au diapason avec celles de la population, pense le député de Trois-Rivières.

«Notre discours trouve des échos dans la population et cela augure bien», a-t-il dit.

Les libéraux en tête

Pour la toute première fois depuis l'élection de 2007, le PLQ se retrouve quant à lui en tête des suffrages. Mieux encore, 32 % des répondants estiment que le chef libéral, Jean Charest, incarne le «meilleur premier ministre du Québec», doublant tout juste Pauline Marois et loin devant Mario Dumont.

«Les gens commencent à voir le premier ministre tel que je le vois», s'est réjoui le ministre du Développement économique, Raymond Bachand.

«Depuis l'élection, les choses vont mieux pour nous», a-t-il poursuivi, sans élaborer davantage.

Du côté du Parti québécois, la chef Pauline Marois n'a pas voulu commenter la perspective qu'elle se retrouve à la tête d'un gouvernement minoritaire.

«Vous savez, je ne commente pas les sondages», a-t-elle dit, tout sourire, peu après s'être adressée aux invités de la Chambre de commerce de Saint-Jérôme, dans les Laurentides.


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