Cuba : Washington maintiendra son embargo

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

AFP
Édition du mardi 26 février 2008

Mots clés : embargo, Raúl Castro, Communisme, États-Unis (pays), Cuba (pays)

Les Cubains voulaient tout savoir hier sur la nomination du nouveau président.

Photo: Agence Reuters

Washington-- Les États-Unis ont minimisé hier la portée de la nomination sans surprise de Raúl Castro à la tête de l'État cubain et estiment que le changement dans la continuité à La Havane n'offre pas les conditions à une levée de l'embargo contre l'île communiste.

«La seule chose qui ait changé, c'est qu'un nouveau dirigeant est apparu, mais rien n'indique qu'on permettra aux Cubains de rechercher un avenir de liberté et de prospérité», a dit la porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino. «Ce que nous espérons, c'est qu'ils pourront s'engager sur la voie de la démocratie», a-t-elle dit.

Raúl Castro, 76 ans, qui assurait l'intérim depuis 19 mois, a succédé dimanche à son frère Fidel à la tête de l'État cubain, où il a été élu par la nouvelle Assemblée pour un mandat de cinq ans.

Général et ministre de la Défense depuis 1959, Raúl Castro, qui avait troqué son uniforme pour le costume cravate, a annoncé dimanche qu'il continuerait de consulter son frère pour les décisions majeures concernant la défense, la diplomatie et l'économie.

La secrétaire d'État américaine, Condoleezza Rice, a pour sa part pressé «le gouvernement cubain d'entamer un processus de changement démocratique pacifique en libérant tous les prisonniers politiques, en respectant les droits de l'homme et en prenant clairement la voie d'élections libres et justes».

«Nous pressons également la communauté internationale de travailler avec les Cubains pour commencer à bâtir les institutions nécessaires à la démocratie, et de soutenir la société civile cubaine», a-t-elle ajouté.

La Maison-Blanche a donc réaffirmé hier le refus du président George W. Bush de lever l'embargo mis en place il y a plus de 45 ans et renforcé à plusieurs reprises, notamment en 1996 par la loi Helms-Burton puis en 2004 avec la décision de l'administration de restreindre les envois de fonds et les visites vers l'île.

Hormis les pays communistes, peu de pays ont réagi à la nomination la veille, sans surprise, de Raúl Castro.

Premier chef d'État à féliciter dimanche Raúl Castro, le président du Venezuela, Hugo Chávez, a été le plus chaleureux. «Raúl a toujours été présent, il se taisait, pratiquement toujours invisible, et pourtant il travaillait comme le plus fidèle à la révolution, au peuple cubain et fidèle jusqu'à la moelle à son frère aîné, Fidel Castro», a-t-il déclaré.

Le président mexicain, Felipe Calderon, s'est pour sa part dit prêt à «continuer à travailler à renforcer les liens qui unissent les deux pays».

La France a exprimé le souhait de voir Cuba s'engager sur la voie de la démocratie et du respect des droits de l'homme. Paris a appelé à de nouvelles libérations d'opposants, qui seraient «un premier signe de la détermination des autorités cubaines à entamer des réformes démocratiques».


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com