Martin Lemay veut plus d'argent pour les groupes communautaires

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Émilie Bilodeau
Édition du mardi 26 février 2008

Mots clés : groupes communautaires, qualité de vie, Martin Lemay, Député, Québec (province)

Le député de la circonscription Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, lance un «cri du coeur». La qualité de vie au centre-ville de Montréal menace de se dégrader considérablement si les organismes communautaires de la métropole n'obtiennent pas davantage de fonds.

Itinérance, toxicomanie, santé mentale, alcoolisme, VIH... le député péquiste peine à nommer tous les problèmes sociaux qui accablent certaines personnes du centre-ville. «Ce sont des gens qui ne vont pas dans le réseau officiel de la santé», précise-t-il. Pour lui, l'importance des organismes communautaires sur son territoire est primordiale puisque ce sont les intervenants eux-mêmes qui se déplacent sur le terrain pour atteindre cette clientèle particulière.

M. Lemay a demandé un entretien téléphonique, hier, en réaction à l'article du Devoir, publié samedi, qui indiquait qu'un organisme venant en aide aux prostitués masculins, Action Séro Zéro, devra réduire son personnel de moitié faute de 44 000 $.

Et la situation ne s'applique pas qu'à ce seul organisme. «Ça fait deux ans que je suis élu et ça fait deux ans que j'entends que les groupes communautaires manquent d'argent.» L'immobilisme du gouvernement québécois fait craindre le pire à M. Lemay.

«L'équilibre du centre-ville va changer négativement. Il va y avoir plus de gens pris avec des problèmes sociaux et moins d'organismes pour leur venir en aide. Il risque d'y avoir une moins bonne qualité de vie pour ceux qui habitent le centre-ville, mais aussi pour ceux qui le fréquentent», raconte-t-il.

Le bureau du ministère de la Santé et des Services sociaux se défend, quant à lui, de délaisser cette population peu encline à fréquenter le système de soins de santé. «Nous avons investi 117 millions de plus pour les organismes communautaires depuis les dernières années», commente Isabelle Merizzi, attachée de presse du ministre Philippe Couillard. Elle assure que ce nouveau montant permet d'aider les organismes qui ne répondent pas nécessairement aux priorités du gouvernement.

Au cours des prochaines semaines, Mme Merizzi promet d'ailleurs qu'un cadre de références sur l'itinérance sera rendu public. «La clientèle en itinérance est très multiple. Certains ont des problèmes en toxicomanie, d'autres en santé mentale. Le cadre est pour s'assurer que les réponses en itinérance soient plus ciblées, moins morcelées», soutient-elle.

M. Lemay souhaite que ce cadre de références permette d'offrir des soins plus adaptés aux itinérants.


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Auriez-vous $ 0.50 pour un entretien téléphonique ? - par l poisson
Le mardi 26 février 2008 06:00

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