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@Pierre-Yves Pau @ Gilles Bousquet

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Lorraine Dubé
Envoyé Le lundi 25 février 2008 21:00



Comment monsieur Bousquet pouvez-vous nous comparer aux kamikazes en Palestine, ou même notre situation à celle de l'Irak et l'Afghanistan. Nous avons heureusement ici au Québec de grands démocrates. Nous l'avons prouvé tout au long de notre histoire. Je n'ai qu'à mentionner le rapatriement unilatéral ( anti-démocratique ) de la constitution (1982)par Pierre Elliott Trudeau (et Jean Chrétien) qu'aucun gouvernement québécois fédéraliste comme souverainiste n'a appuyé jusqu'à maintenant par leur signature. Pourquoi? Il va de soi qu'il n'est pas dans l'intérêt du peuple du Québec! Nous subissons pourtant cette nouvelle constitution allant à l'encontre de notre spécificité, glorifiant les droits individuels contre ceux de notre collectivité. En juin 1996, lors d'un déjeuner-causerie avec Me Jean Allaire, le fondateur de l'Action démocratique, il m'a donnée copie exhaustive de son allocution qualifiant ce rapatriement unilatéral d'arnaque politique du siècle par les dirigeants fédéraux de l'époque. Je répète exactement les termes employés par Me Allaire. Il y mentionne toutes les répercussions négatives pour le peuple du Québec, mettant en danger sa survie même, rien de moins. Je possède encore ces informations et les billets d'entrée de cette réunion. À la télévision le soir même, on pouvait y entendre et voir un résumé de cette fameuse rencontre. Ayant été au sein du parti libéral pendant plus de 30 ans, monsieur Allaire nous entretient de l'urfence de faire la souveraineté. Nous n'avons pas de leçons de démocratie à recevoir des fédéralistes! Le lendemain de l'amère défaite ( moins de 1% )lors du référendum de 1995, les souverainistes ont respecté le résultat, aucun acte violent n'ayant été répertorié. Les fédéralistes d'Ottawa ne sont-ils pas les artisans des commandites scandaleuses pour réduire l'option souverainiste à néant? Pour les fédéralistes et les colonialistes, la fin justifie les moyens...Je dirais même plus...Diviser pour mieux régner.
Que dire de la fameuse loi ambigüe sur la clarté référendaire? À les entendre, il faudrait pratiquement qu'une minorité fédéraliste de 35% décide pour une majorité souverainiste de 65%. La règle de l'ONU s'applique, soit 51%..L'instigateur de cette loi sur la clarté Stéphane Dion est celui-là même qui en mars 1995 disait devant des hommes d'affaires anglophones de Toronto : Il faut faire souffrir le Québec advenant un oui...Et plus cela fera mal, plus l'appui à la souveraineté diminuera...Vérifiez mes affirmations dans les archives des journaux de l'époque. Je peux vous en faire parvenir copie. De plus, lors du jugement (loi sur la clarté) par la Cour Suprême du Canada (dont les 9 juges sont nommés par le premier ministre du Canada)), à aucun moment dans leur jugement d'une cinquantaine de pages, les juges ne mentionnent le fait que cette fameuse constitution dont il est question était rapatriée sans l'accord du Québec et n'a jamais été signée par aucun gouvernement québécois de quelque allégeance politique que ce soit! Méchant oubli, ni plus ni moins de la censure! Le 50.6% était bon pour les souverainistes en 1995...Ils ont accepté le verdict fort discutable compte tenu des nombreuses irrégularités.
Faute de temps à ma disposition, je termine par une brève réplique à monsieur Pierre-Yves Pau:
Votre lettre pourrait tout aussi bien s'intituler: L'extinction des dinosaures fédéralistes ( des purs et durs il y en a partout)avec des noms comme Pierre Elliot Trudeau et sa loi des mesures de guerre etc...Pour certains, ce sont eux les insupportables!...cela dépend de nos convictions, de quel côté on se place. L'histoire nous prouve que même ce qui peut sembler utopique peut nous réserver des surprises.
Il y a des gens pour qui la souveraineté est l'objectif qui les a emmenés en politique, c'est le cas de madame Louise Harel et de certains autres. Je vous ferais remarquer que depuis le 13 avril 1981 des citoyens ont élu démocratiquement Louise Harel députée de la circonscription de Hochelaga-Maisonneuve et par la suite lors de chacune des élections suivantes. Inutile de rajouter que vous n'avez pas le droit de remettre en cause ou discréditer les convictions de ses électeurs. Elles ne valent pas moins que les vôtres. Cette grande dame a été la première femme nommée Présidente de l'Assemblée Nationale, siégeant à ce poste du 12 mars 2002 au 4 juin 2003. Ce genre d'intervention empreinte d'animosité ne mène nulle part monsieur.
Lorraine Dubé


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