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L'art de tirer sur le messager

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François Leduc
Envoyé Le lundi 25 février 2008 14:00



Je suis toujours étonné de constater le genre de réactions plutôt virulentes que suscitent les opinions de Denise Bombardier.

Plusieurs réagissent en s'attaquant à Denise Bombardier ou commentent son texte en s'en prenant à ses choix de mots, ses formules ou sur ses positions antérieures etc.

Outre qu'il semble y avoir chez certains une hargne plutôt obscure à son endroit, nous avons cette manie au Québec de personnaliser le débat au lieu de discuter de la question de fond. Sommes-nous trop souvent à court d'arguments?

Qu'est-ce qu'elle dit Denise Bombardier? Elle dit que les études ou les rapports commandés par les gouvernements finissent sur les tablettes. Ce que nous savons tous. Mais elle avance qu'il s'agit là de l'un des moyens qu'utilisent les gouvernements en place pour ne pas prendre de décisions, ces gouvernements qui agissent au gré des sondages au lieu d'avoir le courage de gouverner.

Je ne suis pas toujours d'accord avec les positions qu'exprime Denise Bombardier mais les idées principales de son article n'a rien d'inusité ou de nouveau. C'est même un discours ambiant et partagé par la majorité des gens qui suivent le moindrement la politique.

La question c'est face à un tel constat, que devons-nous faire ? Parce que ça amène un autre constat plus désolant encore à mon avis. Nous sommes bons à critiquer mais nous le sommes beaucoup moins lorsqu'il faut agir pour changer les choses.

F. Leduc

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