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Mettre ses culottes ou un "tape" sur la bouche ?
Car si certaines obsessions, dites adéquistes (qui ne sont peut-être que dumontiennes), peuvent sembler ou ÊTRE effectivement propres à en rire ou à en pleurer..., d'autres propositions, quoique paraissant d'emblée elles aussi extravagantes ou irréalistes, pourraient s'avérer tout au contraire des plus appropriées et des plus souhaitables qui soient. Comment se fait-il alors que celles-ci ne «passent» pas et qu'on ne remarque plutôt quasi que ce qui «dépasse» de celles-là ? C'est en raison, essentiellement, de l'approche, du style du chef. Qui pourrait devenir un excellent premier ministre. Mais qui n'est «pas parti pour ça». En agissant et en parlant à tort et à travers comme il le fait. Tel un matamore. Avec l'insolence, l'impudence, l'arrogance, la suffisance et la fatuité d'un Jos-connaissant. Qui pourrait regarder tout et tous de haut (et ce en parfaite contradiction ou infraction à son présumé credo, devise-mot d'ordre, «HUMILITÉ, HUMILITÉ, HUMILITÉ!», S.V.P.! ; comme il vient d'en renouveler profession récemment à une Isabelle Maréchal plutôt sidérée).
Ce pourquoi, donc, ne se bousculeraient pas davantage de gens «de tête» aux portes ou en l'enceinte même de l'ADQ, ce serait principalement en raison de cette attitude trop empreinte d'«altitude», i.e. d'une superbe incommensurable et, semble-t-il, inextirpable, de son chef, en sus d'un exclusivisme timoré de pan-leadership, qu'il tendrait à cultiver ou à préserver jalousement, et qui auraient un effet centrifuge plutôt que centripète. Si bien qu'au lieu de se confiner à ressasser sans fin son boniment («mettre ses culottes»), Mario Dumont aurait tout avantage à s'inspirer de la consigne de son père. Qui lui avait prescrit de «GARDER ses culottes». En veillant à garder plus encore toute sa tête... Cela s'imposant d'autant plus, lorsqu'on l'est (à) la tête d'un important mouvement ou organisation. La «garder» impliquant, bien sûr, qu'on daigne s'en servir... En tout temps. Autrement dit, qu'on fasse preuve de jugement. À tous égards, à l'égard de tous et de tout.
Bref, si M. Dumont entend se (re)mériter le titre d'«homme de l'année», plutôt qu'on en dise qu'il est celui dont on est «ben, ben tanné», il lui faudra apprendre davantage à baisser le nez qu'à «relever le menton». Apprendre à écouter. À laisser parler, donc, aussi. Songer même à se mettre parfois un "tape" en haut, sur la bouche, plutôt que des culottes, tout en bas. Et, enfin, apprendre que si la persévérance peut être une grande qualité, l'obstination chronique inaltérable, elle, n'en est pas une. Loin de là.
