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L`art de ne pas réfléchir

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Groulx Benjamin
Envoyé Le samedi 23 février 2008 10:00



Si autrefois Le Devoir ait pu parfois s`apparenter à un village gaulois résistant encore et toujours au discours "lucide" des empires médiatico-industriels, Mme Bombardier vient nous faire la preuve aujourd`hui que cette époque est belle et bien révolue. Jadis fiers porte-paroles de la gauche-caviar, les éditorialistes du Devoir se font désormais les fiers porte-parole du simple caviar, logeant à la même enseigne que tous les autres marchands de publicité, de superficialités et de propagande manufacturée qui rivalisent d`imagination dans nos kiosques à journaux pour nous faire avaler passivement les couleuvres repoussantes que couvent nos élites éclairées.

Certes, dans un monde où tout est appelé à se vendre et à être vendu, où l`obéissance aveugle est érigée en vertu suprême et où une poignée de possédants élabore l`ordre du jour de nos élus, il n`y a guère de place pour les voix discordantes, pour la réflexion critique, pour la solidarité sociale. Mais dans la foulée du rapport Castonguay, les enjeux réels sont trop graves pour qu`on les occulte davantage.

L`accès à des soins de santé ne doit pas être déterminé en fonction des revenus dont une personne dispose, mais bien en fonction de la gravité et de l`urgence du cas qui se présente. Ce n`est pas une question de dogmatisme sot, cela relève de la logique humaniste la plus élémentaire.

Non Mme Bombardier, contrairement à vos chroniques rétrogrades et complaisantes, la dignité humaine n`est pas à vendre.

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