Sans être un partisan de l'ADQ, je crois qu'il ne faut pas rejeter du revers de la main sa proposition d'allouer une somme d'argent aux familles qui n'ont pas accès aux services de garde ou qui veulent prendre charge de l'éducation de leurs enfants. Cette allocation pourrait être consentie aux mères à la maison et non pas à celles qui sont sur le marché du travail. J'ai l'impression qu'une telle initiative aurait comme conséquence de favoriser une saine concurrence aux CPE et même de réduire le nombre d'enfants en garderie, créant denouveux espaces pour les enfants desmères sur le marché du travail. Le budget consenti aux CPE serait réduit considérablement parce que de nombreuses mères de famille préféreraient abandonner leur emploi pour s'occuper elles-mêmes de l'éducation de leurs enfants en bas âge. Il s'agirait donc d'un transfert d'argent et non pas nécessairement l'injection d'argent nouveau. La position de l'ADQ en cette matière mérite d'être étudiée à fond avant d'être rejetée.Le principe derrière tout celà est que la responsabilité de l'éducation des enfants incombe d'abord aux parents. Selon le système actuel, les parents n'ont pas le choix. S'ils décident de se priver d'un revenu d'appoint pour éduquer eux-mêmes leurs enfants, ils sont en plus pénalisés en payant des impôts pour permettre à d'autres familles d'améliorer leur aisance financière.
Paul Lafrance
Québec