Afghanistan - Le général Hillier veut continuer de se battre
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Si l'armée canadienne ne peut plus mener d'offensive contre les talibans après 2009, aussi bien ramener les soldats au Canada, dit le chef d'état-major

Photo: Agence Reuters
Le général Hillier a rappelé que les troupes de l'ONU déployées en Bosnie pendant les années 1990, dont celles du Canada, n'étaient autorisées qu'à se défendre et qu'elles étaient impuissantes à empêcher les actes de nettoyage ethnique. Certains pays imposent aujourd'hui des limites similaires aux opérations de leurs soldats en Afghanistan, a-t-il rappelé, au grand déplaisir d'Ottawa.
«Si vous allez à Kandahar, vous devez avoir la flexibilité [...] de mener les opérations nécessaires à la réussite de la mission», a-t-il lancé.
Le débat sur la suite de la mission à Kandahar commencera lundi à la Chambre des communes. Les parlementaires débattront alors d'une motion qui se veut un compromis entre les positions du gouvernement conservateur et de l'opposition libérale. Les libéraux réclamaient la fin de la mission de combat en février 2009 et le remplacement des Canadiens par des militaires d'un autre pays de l'OTAN pour ce rôle.
La motion amendée, rendue publique par le premier ministre Harper jeudi, évoque l'arrivée à Kandahar de 1000 soldats de l'OTAN. Au cours d'un point de presse à la suite de son discours, le général Hillier a semblé considérer ces 1000 soldats comme des renforts et non comme des remplaçants.
Par ailleurs, le général Hillier a demandé que le débat sur cette question se termine au plus tôt. Selon lui, tant que le débat dure, les talibans à Kandahar y voient une fragilité des intentions canadiennes et en profitent pour attaquer davantage les militaires canadiens.
«La chose la plus importante, ce serait d'avoir une décision [pour clarifier] la mission, a-t-il lancé. Plus cette clarification tardera à venir, tant que la question restera en suspens, plus les talibans nous percevront comme étant le maillon faible.»
Rick Hillier a également demandé aux parlementaires de signifier clairement leur appui à ses soldats s'ils décidaient de prolonger la mission après février 2009. Cet appui, selon lui, pourrait se faire par un vote unanime au Parlement, vote qui serait tenu une fois la motion sur le prolongement de la mission adoptée.
«Nous allons demander à de jeunes hommes et de jeunes femmes de sacrifier peut-être leur vie pour leur pays, a-t-il rappelé. Et est-ce que ce ne serait pas un signal puissant si nos élus leur exprimaient leur soutien?»

