Rogers Communications hausse ses profits de 44 %
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L'entreprise a profité des solides résultats de ses divisions du sans-fil, de la câblodistribution et des médias
Toronto -- Rogers Communications a fait état hier d'une hausse de 44 % de son bénéfice du quatrième trimestre, qui s'est hissé à 254 millions grâce à la solide croissance des divisions du sans-fil, de câblodistribution et des médias de l'entreprise.Le bénéfice net de 254 millions s'est traduit par un profit par action de 40 ¢, par rapport à un bénéfice de 176 millions, ou 27 ¢ l'action, un an plus tôt.
Rogers Sans-fil a ajouté 158 000 abonnés à son service de forfaits au cours du trimestre, tandis que le revenu moyen par utilisateur a grimpé de 6 % à 73,33 $, stimulé par une croissance de 48 % dans les services de données. L'entreprise a dû affronter une concurrence plus féroce de la part de ses rivales. «Ça a été un trimestre beaucoup plus compétitif du point de vue des prix. C'était différent et distinct des trimestres avec les offres habituelles sur les combinés ou les promotions -- les prix de ces forfaits étaient plus fortement réduits», a noté le président de Rogers Sans-fil, Rob Bruce, lors d'une conférence téléphonique. «Nous n'avons pas beaucoup réagi à ça. Nous sommes restés plutôt discrets.»
La décision de Rogers de ne pas recourir aux baisses de prix n'a cependant pas semblé nuire à ses résultats. Une comparaison avec les deux autres grands fournisseurs canadiens de services de téléphonie cellulaire -- Bell et Telus -- révèle que Rogers Sans-fil a mis la main sur 46 % des ajouts nets pour la période de trois mois, a indiqué l'analyste Joseph MacKay, de Valeur mobilières Desjardins dans une note. M. MacKay a par ailleurs ajouté que les résultats de Rogers, dans l'ensemble, surpassaient les attentes.
Des enchères
L'industrie canadienne de la téléphonie sans fil participera au mois de mai à des enchères pour obtenir des fréquences qui pourraient donner aux joueurs régionaux du secteur une capacité supplémentaire pour leurs services, et potentiellement leur permettre de se tailler une place dans de nouveaux marchés. Certains observateurs ont estimé que cette nouvelle concurrence pourrait faire baisser les prix.
Questionné à ce sujet par un analyste, le chef de la direction de Rogers Communications, Ted Rogers, n'a pas voulu commenter. «Notre politique est de ne pas commenter au sujet de ces enchères ou de tout sujet qui pourrait y être relié. C'est une question hautement confidentielle», a-t-il indiqué lors de la conférence téléphonique. M. Rogers s'est ouvertement opposé au processus d'enchères par le passé, déplorant le fait que le gouvernement semble favoriser les petits joueurs du secteur du sans-fil.
Rogers Communications a rapporté un chiffre d'affaires de 2,69 milliards pour son plus récent trimestre, une hausse de 13 % par rapport à 2,37 milliards à pareille période un an auparavant.
La division de la câblodistribution a accueilli 65 000 nouveaux abonnés au service de téléphonie par câble, terminant le trimestre avec un total de 656 000 abonnés. Les abonnés au service Internet ont grossi leurs rangs de 46 000 nouveaux membres, pour un total de 1,47 million d'abonnés. Les abonnés au service de base du câble ont été 20 000 de plus au cours du trimestre, pour un total d'un peu moins de trois millions, tandis que 61 000 foyers ont souscrit au câble numérique, pour un total de 1,35 million d'abonnés.
Rogers Media a pour sa part finalisé son acquisition de cinq réseaux de télévision de Citytv le 31 octobre dernier.

