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Oui à un divorce de raison et non à un mariage de force

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Denis Bouffard
Envoyé Le lundi 25 février 2008 23:00



Vous avez tout à fait raison : si les Québécois devaient enfin choisir de se prendre en main, la très grande majorité d'entre eux souhaiteraient un divorce élégant entre citoyens civilisés dans le respect des différences. Je ne sais plus où j'ai recueilli cette belle analogie (que vous connaissez sans doute déjà) mais je trouve qu'elle résume bien le désir profond d'un nombre de plus en plus important de Québécois : ce que nous voulons, ce n'est pas one single nation coast to coast, mais bien deux belles nations côte à côte.
Désirer la souveraineté du Québec, ce n'est pas chercher à nier le Canada qui est aussi un excellent pays, c'est simplement vouloir l'égalité et créer un meilleur équilibre qui permettrait enfin au Québec de jouer pleinement son rôle et de mieux rayonner sur la scène internationale. Je pense encore souvent à votre documentaire de l'ONF (Disparaître) et je crois que la souveraineté demeure toujours l'un des moyens les plus efficaces de préserver l'identité et la culture d'un peuple. Je ne connais pas beaucoup de peuples souverains menacés de disparition, mais je connais certainement de nombreux peuples non souverains qui sont en voie de disparition ou qui, comme le Québec, vivent en bonne partie dans l'ombre d'une autre nation dominante qui freine leur plein épanouissement.
C'est plutôt ironique de voir depuis récemment de petits pays comme la Slovaquie, le Montenegro et le Kosovo accéder à l'indépendance tandis que le Québec, qui est probablement l'État non souverain le mieux doté de la planète, passe son tour et même deux fois plutôt qu'une. Bien sûr, les circonstances ne sont pas les mêmes dans ces pays comme le dit monsieur Dion. C'est vrai, d'autres peuples ont la volonté de devenir indépendants mais n'en ont pas tous les moyens. Le Québec en a tous les moyens, mais pas encore assez de volonté... Dommage... comme le dirait la chanson : mais qu'est-ce qu'on attend pour être heureux?
Denis Bouffard

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