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Mon cher Tanguy-Pagé, la parlotte, vous, ça vous connaît en bibitte !

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Jean Dunois
Envoyé Le samedi 23 février 2008 14:00




Quand je vous lis, j'ai toujours l'impression de lire un gamin qui rue dans les brancards parce que maman ou papa osa opposer un non à son caprice de l'heure.

J'en veux pas d'épinards ! (de liberté nationale). Alors je gueule de toutes mes forces pour « démontrer » que les épinards c'est ringard, malsain et... passé de mode !

Bref, c'est de la propagande, ces maudits épinards ! Et puis si j'aime pas ça, moi, les épinards, c'est que très mauvais pour l'humanité entière. Pas difficile à comprendre, ça. Na !

Or chacun de vos textes démontre que c'est bien plutôt vous, Pagé, qui avez oublié d'évoluer depuis les trente ou quarante dernières années (et quand bien même vous seriez plus jeune que le compte de ces décennies). En outre, la volonté d'indépendance des Québécois n'a pas plus à voir avec le ressentiment que celui d'un jeune homme (ou jeune femme) qui, le plus naturellement du monde, quitte la maison familiale pour vivre... sa vie.

Ce n'est 'contre' personne (il ne vomit pas sur son père pas plus qu'il ne met le feu à la maison de son enfance au moment de prendre son envol). C'est 'pour' lui. Aussi en est-il ainsi pour tout individu, privé ou collectif, qui a atteint la maturité de son être. Tout simplement. Mais manifestement, cette banalité de l'existence est encore trop complexe pour votre entendement, cher petit gamin.

À vous entendre, la liberté est une mode : il y a des moments où elle est opportune, et indésirable à d'autres : « Eh les boys, nous sommes à l'époque où l'esclavage est dans le vent; alors cessez de nous les casser avec vos stupides idées de liberté ! » Il me semble que c'est exactement ce que vous écrivez. À mille exemplaire. Depuis des années. Et sur toutes les tribunes où vous écumez votre haine contre toutes les Lise Payette du monde que vous croisez. Haine, je dis bien. Car il n'y a pas d'autre mot pour identifier l'atmosphère (et le verbe), qui se dégage de votre prose. Et ce, bien que par projection primaire vous prétendez repérer celle-ci chez « l'autre ». Primaire. Comme dans : Primate. Comportement mental que du reste l'on retrouve très fréquemment chez les opposants à l'Indépendance du Québec. Comme quoi, ça coule de source, les arguments solides dans ce camp idéologique, ce n'est pas exactement sa force...

Or, à la fin, y a-t-il un homme digne de ce nom - digne de ce nom - pour avancer le plus sérieusement qui soit (et toujours l'insulte et l'injure à la clé, comme de bien entendu, mon très cher !) des arguties pareilles ? Hormis Stéphane Dion et Jean Charest, assurément. Ces deux génies de la politique québécoise.

Yes ! There is somebody : me, myself and I, d'enchaîner (car les chaînes, ce « Québécois », visiblement il adore ça) notre Gerry Pagé de service.

Suggestion amicale. Vous devriez demander à des proches de vous lire avant d'envoyer vos textes, mon cher ami. Peut-être parviendriez-vous à donner l'impression que vous possédez un minimum d'intelligence politique. Ce serait trompeur, certes. Mais en tout cas vous n'auriez pas besoin de marcher dans la rue avec un sac brun sur la tête. Gain non négligeable après tout, n'trouvez-pas ???

PS : MM. Denis Beaulé et Serge Charbonneau, en parcourant les différentes plages des forums du Devoir, je suis stupéfait de constater combien vos propos sont semblables. Jusque dans le style... Et il faut dire que ça devient plus qu'étonnant quand, à l'occasion, l'un congratule l'autre... Ah... il y a de ces bizarreries parfois, dans la vie. Un mot pour M. Montoya, en terminant. J'incline à penser que vous seriez beaucoup plus convaincant dans vos « analyses », M. Montoya, si vous ne donniez pas constamment l'impression d'écrire pour le plaisir - immense, semble-t-il - de vous écouter... écrire.

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