Vos réactions
M. Montoya soulève un point intéressant
«...un mécontentement ... dans sa nouvelle habitude à ne pas mettre les commentaires assez tôt. Je trouve cela pas très correct parce qu'on nous empêche à avoir accès à de l'information...»
On pourrait résumer cette remarque à la valeur du débat démocratique.
Si Le Devoir favorise la liberté d'expression et les valeurs démocratiques, on pourrait dire que c'est un Devoir de publier les commentaires pour qu'ils soient lus.
Je suis un abonné et un lecteur assidu du Devoir. (Plusieurs ont dû s'en rendre compte!)
Il y a quelques mois, il me semble que Le Devoir diffusait plus rapidement et de façon plus régulière les commentaires des lecteurs.
Aujourd'hui, je constate, comme le souligne M. Montoya, que les réflexions ou les ajouts que l'on peut faire à une chronique, un éditorial ou un article "journalistique", sont diffusés avec moins de régularité et parfois mis en ligne tellement tard, qu'elles passent inaperçues.
Ce que j'appréciais, dans votre manière de fonctionner d'il y a quelques mois, c'était de pouvoir observer d'heure en heure l'évolution de la perception des opinions émises par ce journal.
Les articles d'opinion devenaient alors dynamiques ce qui favorisait dans la population une saine remise en question d'une vision unique de la marche du monde et des sujets chauds de l'actualité.
On dénonce souvent le manque de débat et les partis uniques de certains pays "dictatoriaux". Le manque de débat, les partis politiques uniques, sont des choses tellement décriées pour la bonne marche de la démocratie dans les parlements. On pourrait dire que "la pensée unique" est tout aussi condamnable au parlement que sur la place publique.
Le Devoir est haut dans mon estime pour son ouverture concernant la publication d'opinions controversées. Multitude de renseignements d'appoint peuvent ainsi être apportés ce qui favorise une judicieuse réflexion.
Bien entendu, cette tribune n'est pas un "blog" où le commentaire est en direct et où le chroniqueur reste stupidement à réagir aux réactions spontanées, mal construites, mal documentées et souvent à saveur "radiopoubelle ".
Je crois bien que tous les lecteurs du Devoir sont bien conscients qu'il ne s'agit pas d'un blog. D'ailleurs, je ne crois pas que les lecteurs du Devoir soient intéressés à avoir un "blog" au Devoir. Les blogs ne servent généralement qu'à alimenter préjugés et commentaires de bas étage.
Cependant, publier quelque chose à un moment où il ne sera plus lu, équivaux à une certaine censure. Bien entendu, vous pouvez dire qu'aucune censure n'est effectuée en démontrant que tous les commentaires sont publiés. Mais, force est de constater que rares sont les personnes qui lisent les nouvelles de la veille.
J'espère donc que Le Devoir en revienne à son fonctionnement efficace d'il y a quelques mois et qui rendait ce journal si dynamique et intéressant.
Si Le Devoir favorise la liberté d'expression et les valeurs démocratiques, on pourrait dire qu'il est de son Devoir de publier les commentaires pour qu'ils soient lus.
Serge Charbonneau
Québec
P.S.: J'invite tous les lecteurs à écrire au Devoir s'ils considèrent cette demande intéressante.
