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Harper plutôt en position « gagnant - gagnant »
En effet, aucun parti des Communes ne souhaite aller en élections ce printemps. Le Bloc et le NPD, par leur poids relatif, sont dans l'obligation de s'opposer systématiquement au gouvernement minoritaire, ce qui est sans conséquence en soit.
La balance du pouvoir appartient au Parti libéral - plutôt qu'à Stéphane Dion - mais le leadership de « l'ordre du jour politique » fédéral est toujours entre les mains de Stephen Harper - plutôt qu'entre celles du Parti conservateur.
Harper est donc présentement en position « gagnant - gagnant ». Au pouvoir, il a le loisir - et le devoir - de procéder à une multitude d'annonces gouvernementales, ce qui rejoint le point de Mme Buzzetti. Cependant, l'objectif recherché étant de faire bouger l'opinion publique à son avantage, le résultat en sera doublé :
1. Le gouvernement devrait en bénéficier avec ou sans campagne électorale ce printemps ;
2. Devant l'offensive conservatrice, le Parti libéral se voit donc contraint de reculer - sur les récentes déclarations malhabiles de son chef - ce qui affaiblira définitivement l'anémique leadership de Stéphane Dion.
Voilà pourquoi, à mon avis, il n'y aura pas d'élections générales ce printemps... Stéphane Dion ayant désormais « plus de passé que d'avenir politique » !
Après cette autre manche gagnée par Stephen Harper, une crise de leadership - pilotée avec succès à l'interne par l'organisation Ignatieff - est à prévoir l'automne prochain, et une course au leadership au PLC - printemps 2009 - pourra offrir aux libéraux une tribune médiatique optimale en prévision des premières élections générales « à date fixe » de l'histoire canadienne... en octobre 2009 !
Richard DÉCARIE
Montréal
