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La loi du marché à l'hôpital

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Serge Bernier (lebadeau@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 21 février 2008 10:00



Le gouvernement doit offrir une assurance santé universelle publique à tous ses citoyens. Une Chevrolet fait parfaitement l'affaire, à la condition qu'elle roule à une vitesse raisonnable et qu'elle ne soit pas régulièrement en panne comme l'est le système de santé québécois. Pour offrir des soins de santé de qualité à tous ses citoyens, l'important est d'offrir une telle assurance.

Cependant, il n'y aucune raison pour que le gouvernement offre lui-même les soins hospitaliers comme il le fait actuellement. Le gouvernement pourrait conclure des contrats avec des hôpitaux privés qui accepteraient les patients couverts par le régime d'assurance-hospitalisation public.

C'est à ce niveau que la loi du marché s'applique et pourrait contribuer à améliorer le système de santé public.

Le gouvernement n'aurait plus besoin de planifier et de contrôler la façon dont sont offerts les soins hospitaliers. L'on pourrait éliminer une lourde bureaucratie inutile et rendre le système plus efficace.

Il n'est pas dit que les services offerts par des hôpitaux privés seraient moins dispendieux que ceux offerts par les hôpitaux publics. Certains critiques affirment que le privé coûte plus cher que le public et c'est possible que ce soit effectivement le cas.

Mon hypothèse, à vérifier, est que les services hospitaliers offerts par le privé pourraient coûter plus cher que ceux offerts par le public parce que les gouvernements, grâce à leurs pouvoirs de monopole, réussissent à payer les services médicaux moins cher que ce qu'ils valent. La conséquence est que l'offre de services n'est pas suffisante et que nous subissons des pénuries de service de santé et des files d'attente.

Si nous voulons des soins de santé de meilleure qualité et en plus grande quantité, nous devrons accepter de payer ce qu'ils valent. Nous pourrions le faire sans augmenter les impôts. Par exemple, en éliminant les subventions à l'agriculture, nous pourrions récupérer un milliard de dollars et l'investir en santé. La justice sociale s'en trouverait grandie.

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