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L'évolution dans tous ses états
Votre article nous fait revivre nos études dites classiques.
Au début de son ouvrage Métaphysique, Aristote (384 - 322 avant JC) reconnaît différentes formes de savoirs. Au degré tout à fait inférieur de la connaissance, remarque-t-il, (Métaphysique., A, c. I, 980 a 19) nous rencontrons la sensation qui est commune aux animaux, dont l'homme. Il ajoute que les animaux ont une perfection plus ou moins grande selon que la sensation s'accompagne ou non de mémoire car de la mémoire, naît l'expérience, par accumulation de souvenirs. Il ajoute que ceux-ci ont une perfection plus ou moins grande suivant que la sensation s'accompagne ou non de mémoire, car de la mémoire naît l'expérience par accumulation de souvenirs.
Le raisonnement exprimé par Descartes dans la première partie de son Discours de la méthode, qu'il fallait tenir presque pour faux tout ce qui n'était que vraisemblable, est heureusement abandonné au profit de celui des empiristes qui mènent des études expérimentales et inductives, comme celles de M. Danchin.
C'est un pur plaisir de lire la pensée de M. Danchin.
Au fait, si le milieu de vie, en son sens le plus général, agit sur le comportement des espèces animales, alors, le chant des goélands qui s'alimentent de mollusques, crustacés etc. sur les bords du fleuve à Les Bergeronnes, a-t-il un accent différent par rapport au chant de ceux qui s'alimentent aux McDo, à Montréal?
Bernard Lefebvre, résident de Montréal et de Les Bergeronnes
bernard.lefebvre@instantia.ca
