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«L'urgentologue du vide»!

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Gerry Pagé
Envoyé Le mercredi 20 février 2008 14:00



Assurances, tickets, franchises, verrous et quoi d'autre encore. On joue dans les accessoires pour éviter de mettre l'essentiel du problème sur la table. L'essentiel se résume aux ncompétences crasses, systémique et systématique, des praticiens, des administrateurs d'hôpitaux, des fonctionnaires du MSSS et principalement celles des gouvernants. S'ajoutent à cela l'envahissement quotidien des services de la Santé, par les toxicos des pilules, les réquisitionnaires des pansements, les nécessiteux de bons mots d'encouragement et les accros des becquées bobo qui comblent l'esseulement et tempèrent les manies et déviances des isolés souffreteux et des malingres plaignards, mis au rancart d'une société de méga consommation. Les «salles du système» sont envahies par ces itinérants en situations de manque, de souffrance et de panique quasi hystérique.

Dans un tel contexte, alléguer que Philippe Couillard manque de courage et en faire un plat, c'est un bla-bla-bla qui ne cible que la diversion. Tout le monde se souvient que hier encore, le malin ministre, écrasé sous des menaces dignes des fiers à bras de l'époque des gros motards, a bel et bien eu le «courage opportuniste» d'accorder au président des spécialistes, Gaétan Barrette, et à tous ses richissimes acolytes, tous confrères dudit ministre, tout ce que ces pachas revendiquaient effrontément (+ de 33%) et davantage (abris et autres gratifications).

Hier encore, alors que les listes d'attente s'allongent jusqu'aux frontières de l'absurdité, de l'Ontario et des États-Unis; alors que les salles de chirurgie ssont nettement sous-utilisées; alors que l'espace lit est en régression majeure; alors que le temps chirurgie publique diminue et que le temps chirurgie privée augmente dans les institutions historiquement publiques, le rusé ministre a eu le «courage opportuniste» de prôner l'urgence de la construction de mégas centres d'études et de recherches médicales dont les magnats tartuffes de la médecine bourgeoise ont soigneusement dessiné tous les conforts et les plus grands luxes technologiques.

Hier encore, le futé ministre a eu le «courage opportuniste» d'avaliser et de bruyamment appuyer les goujats de Rabaska, alors que ses estafettes avaient reçu ordre d'estampiller des sceaux de la tricherie et de la fourberie que l'on espérait secrètes, des parties d'études, des pans complets d'études, des études et des avis défavorables à cette méga porcherie des plus polluante, mais tellement payante pour ces participants à la mondialisation de la cochonnerie.

Puisqu'un chat est un chat et qu'il faut appeler les choses par leurs noms, ceux qui les définissent et les distinguent entre elles, il faut reconnaître que le libéral Philippe Couillard a le «courage opportuniste» de placer ses collègues, ses amis et les richards du Québec aux premiers rangs de ses urgences. Pour le peuple, cette plèbe achalante et ayant la bravoure d'être emmerdeuse, qu'il honnit et qu'il discrédite sans vergogne, en raison du négativisme et de la morosité dont son incompétence est la cause majeure, LA SEULE URGENCE DE CE DON QUICHOTTE DE TOUTES LES JACTANCES ARTIFICIEUSES ET DE TOUTES LES ENTOURLOUPETTES DE LA PARLURE, EST CELLE DE NE RIEN FAIRE ET DE LE BIEN FAIRE.

C'est réellement dommage qu'il n'y ait plus de miracles ni de basiliques ou stades religionnaires aux murs desquelles on pourrait accrocher toutes les «BÉQUILLES DU SYSTÈME DE SANTÉ DU QUBEC», témoignant du débarras de tares insupportables. Le débarras de tous ces encombrants personnages dont la disparition serait un si grand soulagement.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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