Cinéma - Le 26e FIFA prendra d'assaut Montréal du 6 au 16 mars

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Odile Tremblay
Édition du mercredi 20 février 2008

Mots clés : cinéma, FIFA, Art, Festival et fête, Montréal

Le président du jury Stéphane Bourguignon et le fondateur-directeur du FIFA, René Rozon, participaient à la conférence de presse tenue d'hier à Montréal.

Photo: Pedro Ruiz

Avec plus de 300 films en provenance d'une trentaine de pays et une programmation s'éclatant à travers toutes les disciplines artistiques, le 26e Festival international du film sur l'art (FIFA) prend d'assaut huit salles de Montréal du 6 au 16 mars. Achever l'inachevable, du cinéaste québécois Jean Bergeron, assurera l'ouverture, avec ce pont entre art et science, à travers les perspectives insolites du grand artiste hollandais Maurits C. Escher.

En attendant les hommes de la réalisatrice Kati Lena Ndiaye, une plongée dans l'univers de trois Mauritaniennes qui peignent leurs maisons en l'absence de leurs conjoints, est le morceau de clôture. Le jury est présidé par l'auteur et scénariste Stéphane Bourguignon.

Toujours vigoureux, attirant plus de 32 000 spectateurs bon an, mal an, le FIFA demeure sous-financé avec son budget de 1,6 million de dollars. Son fondateur-directeur, René Rozon, espère résorber le déficit de sa 25e mouture: 100 000 $ grâce à sa soirée-bénéfice du 28 février. Y sera présenté en avant-première Flow - A Tribute to the Artists of "O" d'Oana Suteu Khintirian, une immersion poétique dans ce grand spectacle aquatique des artistes du Cirque du Soleil.

René Rozon se dit particulièrement fier de la section compétitive. Sur le lot: L'Atelier de mon père, hommage de la cinéaste Jennifer Alleyn à son père, le grand peintre Edmund Alleyn, disparu en 2004. Aussi, The Art of Francis Bacon du Britannique John Wyver sur la vision d'artiste de son illustre compatriote Francis Bacon. De Christian M. Fournier, Avec conviction, sans espoir, regard sur Léandre Bergeron, militant et auteur du Dictionnaire de la langue québécoise. Breaking the Maya Code de l'Américain David Lebrun aborde l'état des connaissances sur la civilisation maya. Sylvia Safdie brosse un portrait de l'artiste canadien, peintre, sculpteur et musicien John Heward. L'historien d'art français Hector Obalk trace celui de Lucian Freud, et l'Espagnol José Ramon da Cruz s'attaque au monument Dalí dans Pubol - Dali De-construction. À travers The Universe of Keith Haring, Christina Clausen reconstitue la trajectoire fulgurante de ce disciple d'Andy Warhol que fut Keith Haring.

Dans la section «Hommage», le FIFA lance un coup de chapeau au provocant et génial cinéaste britannique Ken Russell à travers dix films, dont Elgar - Portrait Of A Composer et Pop Goes The Easel. Plusieurs événements spéciaux constituent des temps forts du festival, dont Le Bestiaire d'Obomsawin, bédéiste et cinéaste d'animation établie à Montréal. Aussi, Louise Bourgeois - The Spider, the Mistress and the Tangerine, coréalisé par Marion Cajori et Amei Wallach, sur la grande femme sculpteur aujourd'hui établie à Manhattan. Gilles Pelletier: le chemin parcouru de Patrick Bossé revient sur le parcours du comédien québécois. Le vingtième anniversaire des Productions du Louvre est souligné par une rencontre avec la responsable du secteur audiovisuel du Musée du Louvre, Catherine Derosier-Pouchous, et la projection de trois films emblématiques: La Villa Barbaro de Palladio, La Déraison du Louvre et La Fenêtre.

Dans la section «Regard sur le septième art», tant Arletty que Clint Eastwood, Polanski, Pasolini, Jeanne Moreau et Jean-Luc Godard sont célébrés. Le volet «Rétrospectives et documentaires» revient sur les 20 ans des Productions du Louvre avec 14 films phares mais présente également des oeuvres sur l'art brut et sur les musiciens de notre temps.

Parmi les artistes invités: David Lebrun, réalisateur de Breaking the Maya Code, Diane Obomsawin et Alain Fleischer, cinéaste du film Le Frivole et le Complexe - La dentelle d'Alençon, qui livre un film qu'on dit remarquable sur cet art féminin.

Les billets pour les séances du FIFA seront disponibles dès vendredi aux guichets de la Place des Arts et en ligne à www.artfifa.com.


Vos réactions


Aucun commentaire ... soyez le premier !

Réagissez à ce texte


 

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com