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Dion n'est pas un mollusque

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Gilbert Talbot (gilbert.talbot@videotron.ca)
Envoyé Le mardi 19 février 2008 10:00



Je cherche la comparaison la plus pertinente pour qualifier le comportement de notre chef de l'opposition fédérale ; le mot girouette, me hante, mais il a déjà été utilisé et baani du vocabulaire politique québécois. J'aime pas «mollusque» parce qu'il y a encore une carapace dure, mais je comprends que monsieur Charonneau se réfère plutôt à l'intérieur flasque et baveuse de ce fruit de mer. Moi j'adore bouffer les mollusques; ce serait leur faire mauvaise presse de les comparer à un être aussi indigeste.« Vers de terre», «rampant», «serpent à lunette», pourraient peut-être faire l'affaire, mais encore là beaucoup de ces bestioles sont fort utiles à l'environnement, ce qui nest pas le cas de monsieur Dion. Non, il faut chercher ailleurs que parmi la gent animale pour trouver la bonne comparaison. Il faut chercher parmi les humains pour trouver des points de ressemblances, avec des êtres aussi visqueux. Je pense au père Ovide. Mais qui est son Séraphin ? son maire et agent des terres ? Bob Rae ? Michael Ignatieff ? sûrement pas. C'est quand même monsieur Dion le chef. Pourquoi ne se comporte-t-il pas en chef ? Pourquoi changer constamment de décision ? Serait-ce le caucus libéral ontarien qui l'influence tant ? Mais monsieur Dion n'est-ce pas un québécois ? Il me rappelle son père, Léon, le fédéraliste frustré, qui n'arrivait jamais à assumer sa nationalité québécoise. Ah! Je l'ai! J'ai trouvé : monsieur Dion est un de ces canadiens-français indécis, qui n'arrive jamais à se brancher. «qui dit oui, qui dit non, qui dit je ne sais pas» à chaque fois qu'il faudrait mettre le poing sur la table et prendre une décision claire. C'est ce que Jean-Pierre Ferland appelle un «Pissous».

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