On ne voit pas beaucoup de vrais analyses de politiques internationales et on ne s'interroge pas non plus sur le pourquoi des États-Unis qui ne font aucun effort pour le problème Palestinien, Kurde, Tamoul, Tibétain et quelques autres dont la volonté est de devenir aussi des États libres. Laissons la problématique québécoise puisqu'elle est d'un autre ordre car elle ne pose aucun intérêt d'un point de vue géopolitique. La stratégie américaine est celle de se positionner partout dans le monde et avec la Russie exsangue, elle court vite afin de s'installer et en Pologne et autour de la méditerranée. Les dangers sont réels mais ils ne sont pas ceux de la liberté démocratique combien même ce nom est distribué comme bonbon à sucer pour les meilleurs élèves. Le Kosovo est dirigé par des mafiosi et le peuple Kosovar est trompé comme la plupart des peuples de la planète, et ce, de plus en plus. Nous remarquerons aussi qu'il y a la présence militaire celle de la KFOR, la force commandée par l'Otan au Kosovo, déployée depuis 1999 dans la province et qui va y rester après la proclamation d'indépendance et qui sert, on le voit, les intérêts américains. Pour une fois et c'est dommageable pour la sécurité mondiale, Poutine a eu raison de s'insurger. Il est autrement plus crucial de faire une État palestinien que d'en créer des petits, genres Disneyland. Nous remarquerons que ce genre de traitement bancal que nous lisons dans cet édito reste pareil à celui que fait d'une tout autre façon et en plus démagogique, Radio Canada concernant le président Chavez. Dernière remarque, il est dommageable du point de vue de l'information journalistique, que la capacité à en découdre avec les événements mondiaux est meilleure de plus en plus et de mieux en mieux grâce aux commentateurs brillants, informés, réfléchis comme ceux de M. Charbonneau par exemple. Nous voyons sur les murs kosovars, le « Free Kosova » en toutes lettres flambeuses neuves à la forme des lettres de Coca Cola. Jean-Luc Godard a eu raison prémonitoirement de dire en 1965 que nous étions « les enfants de Marx et de Coca Cola. Comprenne qui pourra ».