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Explications supplémentaires requises.
Pour de multiples raisons, disait-il, il est devenu urgent de supprimer nos pitoyables commissions scolaires, à la fois coûteuses, inadaptées et, dans une large mesure, inutiles. Comment expliquer aujourd'hui, la persistance d'une telle institution non seulement inutile mais désormais, à plusieurs égards, nuisible.
La situation est d'autant plus malsaine que les fameus commissaires d'écoles, n'ont plus guère de légitimité. Non vraiment démocratique, l'institution est de surcroît lourde et fort coûteuse, sans compter les nombreux abus et les dépenses somptuaires qui ont été souventes fois dénoncés.
Sous plusieurs aspects, il y a même double emploi avec les sevices municipaux. L'hotel de ville a un personnel parfaitement qualifié, notamment en matière de communication. Il y a là une forme permanente de gaspillage des deniers publics. La responsabilité de l'enseignement public doit incomber, enfin aux municipalités.
On pourrait ainsi confier à la municipalité la responsabilité de l'enseignement primaire public et à la région, celle de l'enseignement secondaire (cégeps comris car le niveau collégial fait partie de l'enseignement secondaire au sens véritable du terme.
Une telle réforme appelée par le souci de la cohérence et par le réalisme représenterait une économie substantielle des deniers publics, ce dont le ministère de l'Éducation et le gouvernement en général devraient être conscients.
Resterait le syndicat des enseignants à devenir un syndicat des professionnels de l'ensegnement, ce qui améliorerait de beaucoup ce service mal représenté et trop coûteux.
André Provost de Lavaltrie.
