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C'est coulé dans le béton.

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Valdor Lagacé-Gallant
Envoyé Le samedi 16 février 2008 10:00




Cela fait du bien de lire que quelqu'un voudrait nous faire prendre conscience que nos santés ne se nourrissent pas de béton.

Mais qui lit cet article ?

Quand je vois les automobilistes foncer à toute allure vers un arrêt, je voudrais leur faire comprendre qu'un piéton est en légitime défense devant un tel assaut. Et tous les moyens sont bons pour se défendre. C'est nos vies ou les leurs.

Les citoyens marchent de plus en plus, dit-on. Du dépanneur à la maison, on finit par faire un kilomètre en une semaine. Les gens ne marchent plus ailleurs que sur les grandes rues et là, ils se ruent pour en sortir. Le monde est absurde.
Vous ne verrez jamais personne dans les rues secondaires, les plus belles et les plus tranquilles,peu importe l'heure de la journée.

Des milliards de dollars sont parqués le long des chaines de trottoir. Des milliards de dollars sont parqués dans les hôpitaux. Des milliards de dollars à boucher des trous. Des milliards de dollars agonisant dans les couloirs.

Des milliards de dollars sont donnés à des gens qui passent leurs journées à la maison à ne rien faire, alors que la vie leur offre tant de plaisirs.Ils préfèrent faire du bruit pour nous démontrer qu'ils existent. En emmerdant les autres,ils fuient leurs propres responsabilités.Même par les belles journées de soleil, ils se stonent au lieu d'aller prendre l'air. Comme aujourd'hui, par exemple.

L'être humain s'illusionne et se nourrit de vanité.C'est comme cela depuis toujours. La santé du corps et celle de l'esprit ont toujours été secondaires.

D'ailleurs,il n'y connaît rien à son corps. Et si vous lui parler d'esprit,c'est parce que vous en fumez du bon.

Rien n'est fait pour notre bien ! Rien n'est fait pour en changer la direction.

Direct à la fosse commune. Enterrés avec leurs voitures sous une dalle de béton armé. Des milliards de dollars dépensés par pure vanité et illusion.

Je vais prendre ma marche et affronter ces errants sous abris de fortune. Prêt à protéger ma vie.

Il fait beau. Qui sait si le soleil ne les éblouira pas ?

Bonne journée.

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