Mots clés : opposition, partage du pouvoir, Gouvernement, Kenya (pays)
Nairobi -- Les deux camps politiques kényans se sont rapprochés cette semaine mais doivent encore s'entendre sur un partage du pouvoir, a déclaré hier le médiateur ghanéen Kofi Annan.
Gouvernement et opposition sont convenus notamment de mettre en place une instance indépendante pour enquêter sur l'élection présidentielle du 27 décembre, dont l'issue controversée a entraîné une vague de violence à travers le pays. Ce comité, qui entamera ses travaux d'ici un mois, réexaminera «tous les aspects» du scrutin contesté et remettra ses conclusions dans un délai de trois à six mois. Rendant compte des progrès «considérables» réalisés depuis mercredi, l'ex-secrétaire général de l'ONU a souligné la nécessité de former une «large coalition» pour faire passer les réformes constitutionnelles et électorales indispensables. Le camp d'Odinga, qui estime s'être fait voler la victoire à la présidentielle, exige une nouvelle Constitution, un partage du pouvoir et de nouvelles élections d'ici deux ans. Le camp Kibaki, qui récuse toute fraude électorale, accepte des modifications de la Constitution et de la loi électorale, mais applicables seulement après la prochaine échéance électorale, en 2012. Les deux camps ont accepté jeudi de rédiger d'ici un an une nouvelle Constitution.