La promulgation de la loi 101 a soulevé alors un élan de fierté chez la très grande majorité des francophones du Québec et une modeste acceptation chez une infime minorité d'anglophones et allophones. Un tel acte législatif relève en fait de la prérogative d'un État. De la part de gouvernement d'une province, il s'agissait d'une espèce d'anomalie. En fait, le gouvernement péquiste d'alors a posé un geste de souveraineté, alors qu'il avait été élu en large partie pour gouverner une province. Comme le souligne Madame Payette, il n'est donc pas étonnant que nous pataugions encore dans la question linguistique. Il en sera ainsi aussi longtemps que la loi 101 ne sera pas revotée par le gouvernement d'un pays souverain.
Roland Berger
St-Thomas, Ontario