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Aux États-Unis, les médecins sont souvent des gens d'affaire

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Jean-Pierre Lusignan (jplu@globetrotter.net)
Envoyé Le vendredi 15 février 2008 07:00



Rimouski, ce 15 février 2008,

Je suis en accord avec le contenu de votre article. Voici pourquoi.

En 1997, l'American Medical Association tint un colloque soulignant le 150è anniversaire de l'adoption du premier code de déontologie médicale. L'on se demanda alors si la déontologie médicale américaine convenait encore. Plusieurs grands penseurs y firent des conférences et les débats furent houleux. Il en ressortit un livre publié par l'A.M.A. dans lequel nous pouvons notamment lire que les hommes d'affaires concernés sont souvent des médecins et qu'ils font alors plus d'argent en tant qu'investisseurs qu'en tant que médecins, par exemple en louant de l'équipement à des établissements de santé ou encore en investissant énormément dans de larges entreprises cotées à la bourse. souvent, ils n'auraient que le titre de médecin et la déontologie médicale actuelle serait celle d'une autre profession que la leur... d'où cette interrogation: faut-il les exclure comme médecins ou alléger la déontologie médicale en ne subordonnant plus l'intérêt du médecin à celui du patient. Il est heureux que le médecin concerné par votre article réagisse encore comme médecin, mais combien le feront encore dans 10 ans et quelle sera alors leur influence au sein du Collège des médecins et du Gouvernement du Québec?

Ceci dit, il n'y a pas que les médecins qui puissent investir beaucoup d'argent dans des installations dites de santé. Il y aussi de grandes compagnies américaines existantes. Ici, il faut savoir que l'ALÉNA met sur le même pied les investisseurs canadiens et étrangers. Une fois bien installées, il devient quasiment impossible de les exproprier ou d'effectuer des choix sociaux contraires à leurs intérêts financiers. En effet, il faut alors les indemniser pour les pertes de profits futurs, et ils seront énormes....Sur cet aspect, fions-nous sur ce qui se passe aux États-Unis: c'est le pays où l'on dépense le plus pour les soins de santé (O.M.S., 2000, OCDE, 2007).

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