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L'influenza des sondages fait moins de ravages.

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Gerry Pagé
Envoyé Le jeudi 14 février 2008 13:00



Ne serait-il pas de notoriété publique que les projections prophétiques du devin péquisto-séparatiste Léger et de sa boîte d'oracles et de divinateurs occultes sont à peine un cran plus sérieuses que les folichonnes voyances de la «Psychic» Jojo Savard?

Les sondeurs de Léger Marketing cadrent localement et régionalement des clientèles ciblées dont ils connaissent les accointances et les allégeances, les dépendances et les obligeances politiques singulières. Cette boîte de magiciens jouant aux visionnaires qui prédisent de la neige en hiver et quelques brumes en été, ne font que mettre la table de leurs desiderata qu'ils chiffrent sous forme de statistiques dont les ex cathedra sont tout aussi inductifs que déductifs et hautement spéculatifs. Léger Marketing se plait à vulgariser cette pseudo-science de «certaines incertitudes» et des maquillages du doute. Il se complait à donner en spectacle des approximations spéculatives et des biais hypothétiques. Par exemple, il publie, avec tout le bagout de l'ostentation qui le caractérise, «ce qu'il lui plait de faire dire» à 501 personnes, au sujet de l'identité québécoise. Dans les heures qui suivent, il rapporte «ce qu'il lui plait de faire dire» à 1001 personnes sur les 20 440 943 qui habitent l'Ontario et le Québec, des intentions de vote à partir desquelles il tire les «ex cathedra» de ses desiderata, en regard de l'élection du prochain gouvernement canadien, potentiellement libéral. C'est tout un sport à la pratique duquel il est habile, faut-il reconnaître.

La majeure partie des gens qui suivent l'actualité québécoise et ses aléas, savent que les séparatistes de la boîte Léger Marketing misent sur la venue au pouvoir fédéral du cassant Stéphane Dion et de sa clic de purs et durs fédéralistes à la Justin Trudeau, Denis Coderre et autres, qui s'empresseront d'annuler la reconnaissance du Québec comme Nation historiquement distincte et qui, au nom de la maladive fixation qui hante Dion et al, au sujet des absolus de la clarté commanditée du PLC, aboliront le Conseil de la fédération, «ce premier pas vers une nouvelle ère de relations intergouvernementales», dans un Canada qui a toujours l'air de n'en rien savoir et de ne rien vouloir entendre de ce qui se parlotte dans ce très coûteux forum du bla-bla-bla de sourds, cette facétieuse excroissance 2003 du bleu fédéraliste qui s'est déguisé en rouge pour trôner au Québec.

Le sondeur Jean-Marc Léger cherche, depuis toujours, à piloter les intentions de votes des Québécois. N'est-il pas le digne fils de Marcel Léger, ministre séparatiste, sous René Lévesque et fondateur (1983) du Parti Nationaliste, ce précurseur mort-né du «Blocage Québécois», devant aller faire à Ottawa, par dépit, ce sur quoi les futés intellos séparatistes, déçus, désenchantés et déchus confondus, ne se sont jamais entendus et ne s'entendront jamais, dans un Québec ou l'éducation et ses corollaires immédiats que sont l'autonomie et l'indépendance, ont fait d'incontestables progrès ; dans un Québec où l'immigration a changé définitivement la donne et modifiera massivement le cours de l'histoire? N'est-il pas également le frère de Nicole Léger, cette ex-ministre séparatiste, sous Landry, ex-Whip adjointe, sous Boisclair et nième démissionnaire séparatiste qui, à l'instar des ex-bloquistes Jean Lapierre et Michel Gauthier, a tenté de s'investir d'une tribune médiatique, chez «l'Avocat du Diable», pour finalement s'échouer aux ressources humaines, chez Léger Marketing, ce grand Casino de l'exploitation maximale des flous, des indécisions, des confusions et des irrésolutions, ces terres propices à la culture des dépendances idéologiques de Québécois que l'on imagine encore pouvoir gaver de «petits pains» secs?

Léger Marketing se voit fort probablement comme la Xième colonne du temple des pouvoirs de la désinformation et de la manipulation de l'opinion publique, en feignant ne pas reconnaître que les Québécois ont fait d'énormes progrès, pour ne pas dire des pas de géant, aux chapitres de la lucidité, de l'autonomie et de l'indépendance de même qu'à ceux du savoir, du savoir-être et du savoir-faire plutôt que du «devoir se taire» et se contenter de ramer, aux cales des galères d'improvisés souverains. Elle est du passé défini, l'époque des «frisés moutons de Panurge», ce prototype iconique de l'idiotie et de la bêtise, accompagnant l'instinct grégaire des espèces colonisées, oppressées et en voie d'assimilation, au mains des «souverains et suzerains péquistes», ces substituts des «royalistes» colonisateurs.

Ces fantômes et pères fouettards n'impressionnent plus personne. Ça ne poignet plus. Il reste quelques «moutons fêtards de la St-Jean» en manque de bergers et quelques «moutons noirs» dont la bergerie est aux abords de la faillite.

Bref, il est fini le temps où il suffisait à Léger Marketing, aux autres émirs et gourous de même acabit, d'éternuer, pour que le Québec attrape la grippe !

Gerry Pagé
Ville de Québec

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