Vos réactions
Je m'exprime et signe
de l' équipe du Parti Québéois
BONJOUR -- Je ne suis pas d'accord avec la position prise ce jour par Madame Marois. Je ne crois pas en l'obligation morale de s'assurer que tous les québécoises et
tous les québécois soient astreints obligatoirement à l'apprentissage de l'anglais selon l'expression colorée '' d'un mur à l'autre ''.
Je veux bien croire que nous devons donner l'exemple au monde entier par une initiative pareille. Mais je ne crois pas que nous nous devons une mission pareille
pour nos enfants. Je ne crois pas que tous les plombiers, les éboueurs, les briqueleurs, les boulangers, les secrétaires, les manutentionnaires, les enseignants, les curés, les vicaires, les bedeaux, les cuisiniers, le infirmières, les employés de Caisses Populaires, de nos villes et villages au Québec aient jamais un besoin essentiel de
savoir parler ou écrire la langue anglaise, dans leurs tâches ordinaires et cela pour un bon bout de temps encore.
Je considère cette proposition comme étant celle d'une personne qui remplirait une tâche de fonctionnaire. Remplissez ce formulaire, et vous serez sauvés.
Quand on pense aux immenses lacunes dans l'apprentissage dans le domaine culturel pour nos gens ordinaires. Comment voulez-vous remplir nos Centres Culturels
avec des gens qui n'ont jamais appris la moindre note de musique, qui n'ont jamais lu de livres, que les seuls oeuvres d'art qu'ils auront connu, ce fut en fréquentant
les églises, les travaux manuels c'est ringard. Combien d'écoles au Québec enseigne le piano ? Cela coûte tellement cher d'acheter des pianos. Le culte du beau,
il en a mangé un coup, ces dernière années au Québec. Tout semble axé sur la nécessité absolue de faire de l'argent, de montrer à faire de l'argent et tout le monde
sera content.
D'accord qu'il existe une nécessité d'avoir une connaissance raisonnable de l'anglais, pour celles et ceux qui auront une certitude de cette nécessité. Je doute de
la nécessité de faire des littéraires en cette langue. Je crois qu'il y a nécessité d'être cultivé. Parler anglais c'est comme avoir beaucoup d'argent, cela ne
garanti pas les grosses lumières dans une société. On en a vu un très bel exemple avec le documentaire sur les Lavigueur.
Je m'exprime et je signe.
Paul A. Garneau
le 13 février 2008
