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Un pays bilingue?

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Jean Bourbeau (jean.bourbeau@sympatico.ca)
Envoyé Le jeudi 14 février 2008 12:00



Je fais référence, dans mon introduction, au Québec. Je pensais, j'étais sûr et certain, il y a quelques années à peine, que le véhicule qui m'amènerait à voir et à vivre dans un pays, le mien, le Québec, ne serait rien d'autre que le P.Q. Je ne me décourageais pas et je me voyais déjà vivre dans un Québec souverain qui adopterait des lois qui lui conviendrait.
Mais encore là, au fil des ans, mes convictions, disons, d'âme d'adolescent, se sont effondrées petit à petit. Ainsi: il y a dénatalité: pas grave, les immigrants comprendront que la séparation du Québec est une priorité. Ils la réaliseront.
Aujourd'hui, la salvatrice qui raflait tout sur son passage, se met à divaguer au sujet du bilinguisme. Je ne peux qu'être d'accord avec Madame Choinard. Des exemples près de chez-nous prouvent que le bilinguisme ne mène que vers l'assimilation: nos cousins acadiens vivent-ils, sauf dans quelques bourgades, dans un milieu français, ou, telle est la réalité, assimilés dans un univers anglophone: Moncton, Fredericton et j'en passe. Ne peuvent-ils vivre dans leur langue que dans leur milieu immédiat, la famille et ce, pour autant que les parents ont la conviction profonde que leur famille doit conserver sa langue.
Que reste-t-il de la Louisiane? Ne reste-t-il plus que Zachary Richard qui mène un combat quotidien pour sauver ce qui reste des traditions et du français, dans son patelin.
Oui, comme l'écrit M. Frédéric Lacroix: «Vers l'Assimilation», nous y sommes rendus. Et celle qui devait me représenter, affirmer au reste du pays, ma voix, mes droits et ma langue, oui, me trahit à tel point qu'elle s'est fixée comme objectif d'enseigner l'histoir, la mienne, en anglais
Nommez-moi donc un pays, un seul, qui enseigne une telle matière que dans sa propre langue. C'est une aberration.
Je n'ai plus ni voix ni pays, je vivrai assimilé pour le temps qu'il me reste à vivre.

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