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Comment nuire à sa carrière, à son parti, à la cause du Québec.

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Hubert Larocque (msbenoit@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 14 février 2008 09:00



La dérive de Mme Marois est proprement inouïe. Aucun fédéraliste n'aura rêvé d'aller aussi loin. Quelques jours après avoir timidement rappelé à l'ordre les bavards de son parti, Mme Marois profèrent des divagations qui ajoutent à l'anglicisation du Québec. On ne saurait manquer de sens politique au-delà de ce point. Il faut que quelques-uns se dévouent à apprendre l'anglais, mais le proposer en idéal à des Québécois démoralisés et inquiets d'eux-mêmes, c'est en quelque sorte mettre la clé sur la porte de la nation. La question de l'anglais doit faire l'objet de décisions pratiques, selon l'ordre réel du besoin, mais elle ne doit pas être codée, portée sur la place publique. À un peuple trahi de toutes parts et de tout temps, il ne faut parler que de lui-même, que de son âme, le français, comme Mme Michelle Courchesne l'a dit, si complètement et si fortement. On remarquera que, de façons diverses mais équivalentes, tous les chefs du Parti Québécois, René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Bernard Landry se sont évadés de leur cause.
Mme Marois, pour sa part, vient de compromettre sa carrière, son parti et la cause du Québec.

Hubert Larocque, Gatineau.

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