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« Supériorité » du christianisme ?

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Denis Beaulé
Envoyé Le jeudi 14 février 2008 07:00



«On s'étudie trois semaines; on s'aime trois mois; on se dispute trois ans; on se tolère trente ans: et les enfants recommencent.» Voilà bien décrit au mieux le phénomène de la reproduction du point de vue sociologique, qualifié autrement de compulsion de répétition par Freud.

Attali rappelle une donnée de l'Histoire connue (incluant l'histoire des religions) où apparaîtrait le caractère plus exigeant du christianisme eu égard à une pérennité recherchée ou consignée d'exclusivité monogame concernant les rapports inhérents au sexuel ou à la reproduction. Il est assez remarquable, en effet, que les deux autres grandes religions soeurs monothéistes (judaïsme et islam) n'aient pas manifesté autant de rigorisme à cet égard. Étant aussi moins prudes ou puritaines. «Qui» a (le plus) «raison» ? Impossible à déterminer. Tout dépendant du point de vue.

Il n'en demeure pas moins qu'à partir de l'instant où il y a engagement mutuel à l'exclusivité à vie entre partenaires libres, consentants et bien conscients de ce en quoi ils «s'embarquent», il serait censé «valoir» mieux, au plan de l'éthique ou de la maturité par exemple, de savoir/pouvoir/vouloir demeurer fidèle au dit engagement que d'y déroger. Le sentiment tant de Yahvé que d'Allah même à ce propos se rapprocherait par ailleurs davantage de la pensée promue par le christianisme que de celle propagée par les religions dont ils étaient les principaux «porte-parole», «instigateurs» ou autorités premières. Le premier ayant dit abhorrer la répudiation et le second ayant fait savoir, collatéralement par l'entremise de son Prophète (hadith), que, de toutes les choses permises, le divorce (ou la répudiation) serait celle qu'il abhorrerait le plus. «Lui» aussi...

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