Le PLC remonte au Québec et en Ontario

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Alec Castonguay
Édition du jeudi 14 février 2008

Mots clés : sondage, Stéphane Dion, PLC, Parti politique, Gouvernement, Québec (province), Canada (Pays)

Le taux de satisfaction envers le gouvernement demeure élevé partout au pays

Ottawa -- À l'approche d'une éventuelle campagne électorale, le Parti libéral du Canada remonte dans les intentions de vote au Québec et en Ontario, les deux provinces qui décideront de la couleur du gouvernement. Un nouveau sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette place en effet les troupes de Stéphane Dion en deuxième place au Québec et largement en tête en Ontario.

Par contre, le taux de satisfaction envers le gouvernement demeure élevé d'un bout à l'autre du pays, ce qui pourrait permettre aux conservateurs d'accroître leurs appuis. Les électeurs estiment également que Stephen Harper est la personnalité politique la plus apte à être premier ministre.

À l'échelle nationale, le Parti conservateur (PC) est toujours en avance, avec 37 % des intentions de vote. Le Parti libéral du Canada (PLC) remonte de quelques points et reçoit l'appui de 32 % des électeurs. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) récolte 16 % alors que le Parti vert du Canada est crédité de 7 % des voix. Aucun parti ne peut donc former un gouvernement majoritaire pour l'instant. Ce sondage, dont la marge d'erreur est de 2,6 %, 19 fois sur 20, a été réalisé auprès de 1500 répondants.

Il faut toutefois se méfier des résultats pancanadiens, a expliqué Christian Bourque, vice-président à la recherche chez Léger Marketing. «Les libéraux font mieux que ne le laissent voir les chiffres nationaux. La course est très serrée dans les provinces qui comptent beaucoup de sièges et qui sont donc déterminantes pour former le gouvernement, comme le Québec et l'Ontario. Présentement, le seul parti qui monte à ces endroits, c'est le Parti libéral. Le Parti conservateur et le Bloc québécois stagnent», a-t-il dit.

Au Québec, le Bloc québécois maintient son avance et ses intentions de vote à 35 % depuis plusieurs mois. Mais le Parti libéral, qui récoltait environ 20 % des intentions de vote l'automne dernier, en obtient 27 % à l'heure actuelle. Le Parti conservateur reçoit 21 % des appuis, suivi du NPD (11 %) et du Parti vert (6 %). La marge d'erreur est toutefois plus forte dans la province, à 4,9 %. Le Québec détient 75 des 308 sièges des Communes. Le sondage n'a pas été ventilé par régions.

«La remontée des libéraux au Québec se produit au détriment des conservateurs chez les fédéralistes francophones», soutient Christian Bourque. Léger Marketing a mené ce coup de sonde entre le 5 et le 10 février, soit au cours de la semaine qui a suivi l'apparition de Stéphane Dion à la populaire émission Tout le monde en parle, à Radio-Canada. «Il a bien [paru], alors je pense que les gens ont davantage été portés à lui accorder leur vote, a dit M. Bourque. Il faudra toutefois surveiller si l'effet sera durable.»

La question de l'environnement, ravivée par la conférence mondiale de Bali sur les changements climatiques en décembre dernier, ainsi que l'Afghanistan demeurent les deux points faibles du Parti conservateur au Québec, selon Léger Marketing. Les réactions négatives au plan d'aide d'un milliard de dollars du gouvernement Harper pour venir en aide aux secteurs forestier et manufacturier n'a pas non plus aidé la cause du PC dans les dernières semaines.

Le PLC en avance en Ontario

L'Ontario, qui compte 106 des 308 sièges, est pour l'instant dominé par le Parti libéral, qui récolte 42 % des intentions de vote, loin devant le Parti conservateur (32 %) et le NPD (18 %). Le Parti vert récolte 8 % des appuis. Même si Stéphane Dion n'est pas plus populaire dans cette province qu'ailleurs au pays, la marque libérale tient bon, a affirmé Christian Bourque. «L'Ontario est une province avec un fort penchant libéral. À chaque scrutin, les Ontariens se cherchent des raisons pour voter libéral», a-t-il dit. La marge d'erreur du sondage dans cette province est de 4 %.

En fait, les intentions de vote du Parti conservateur à l'échelle nationale sont gonflées par la force du parti dans l'ouest du pays. Les Prairies, l'Alberta et la Colombie-Britannique sont fortement favorables au PC. Dans le fief conservateur albertain, pas moins de 74 % des électeurs affirment qu'ils voteront pour Stephen Harper, ce qui laisse des miettes aux libéraux (14 %). En Colombie-Britannique, 42 % des intentions de vote vont au PC (26 % au PLC et 20 % au NPD). Les deux provinces des Prairies voteraient à 57 % pour le Parti conservateur, contre 25 % pour le PLC et 15 % pour le NPD.

Dans les Maritimes, la lutte est serrée: le Parti libéral (34 %) est en avance sur le Parti conservateur (32 %). Le NPD récolte un bon résultat avec 25 % d'intentions de vote.

Satisfaction envers le gouvernement

Il y a tout de même de bonnes nouvelles pour les troupes de Stephen Harper dans ce sondage. D'abord, la satisfaction à l'endroit du gouvernement passe la barre des 50 % partout, sauf dans les provinces atlantiques (46 %). Au Québec, 50 % des électeurs se disent satisfaits du gouvernement Harper, contre 43 % qui pensent le contraire. En Ontario, 51 % de la population apprécie le travail des conservateurs, contre 42 % qui n'est pas de cet avis.

Il y a donc plus de gens qui approuvent le gouvernement Harper qu'il y en a qui sont prêts à voter pour lui. «Ça suggère que le Parti conservateur a encore de l'espace pour améliorer ses intentions de vote», a dit Christian Bourque. Mais pour l'instant, le PC n'est pas capable de traduire cette satisfaction en appuis tangibles.

Stephen Harper est aussi perçu comme étant le meilleur premier ministre possible par 32 % des Canadiens, alors que Jack Layton récolte 18 %, et Stéphane Dion, 15 %. «Le jugement des Canadiens envers Stéphane Dion demeure sévère», a souligné Christian Bourque.

C'est au Québec que Stephen Harper est le moins populaire, avec 22 %. Ce résultat est tout de même meilleur que ceux de Jack Layton et de Stéphane Dion, qui arrivent à égalité avec 15 %. Même s'il ne peut pas aspirer au poste de premier ministre, 19 % des Québécois pensent que Gilles Duceppe serait le meilleur homme. Fait à noter, 12 % des gens estiment qu'aucun des chefs ne ferait un bon premier ministre.

Les intentions de vote prennent une importance accrue avec l'atmosphère préélectorale qui règne à Ottawa. Le budget fédéral sera déposé le 26 février et le vote de confiance qui suivra devrait avoir lieu début mars. Plusieurs députés libéraux ont émis des signaux indiquant leur volonté de renverser le gouvernement.


Vos réactions


Les médias n'ont plus de crédibilité... - par Patrick Lépine
Le jeudi 14 février 2008 17:00

L'influenza des sondages fait moins de ravages. - par Gerry Pagé
Le jeudi 14 février 2008 13:00

@ M. Jacques Noel - par Gilles Bousquet
Le jeudi 14 février 2008 11:00

Aucun député conservateur à Montréal, Vancouver et Toronto - par jacques noel
Le jeudi 14 février 2008 08:00

Pas d'élections s.v.p., merci beaucoup - par Gilles Bousquet
Le jeudi 14 février 2008 07:00

Inquiètant. - par alain Lacasse (alainlacasse1@videotron.ca)
Le jeudi 14 février 2008 07:00

Dion durcit toujours lorsque les sondages lui sont favorables - par Serge Charbonneau (veliserdi@hotmail.com)
Le jeudi 14 février 2008 05:00

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