Mots clés : Stoppons la réforme, Michelle Courchesne, Éducation, Québec (province)
Le plan d'action sur l'enseignement du français et la volonté de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, de procéder à une révision des programmes ne convainquent pas la coalition Stoppons la réforme de baisser la garde.
Le groupe lançait officiellement hier son manifeste qui réclame un moratoire sur l'implantation de la réforme en quatrième et cinquième secondaire et des correctifs immédiats pour les niveaux où elle s'applique déjà. «Quand la ministre dit vouloir recentrer sur l'acquisition des connaissances et que j'écoute le bruit autour d'elle, soit dans les commissions scolaires ou au ministère de l'Éducation, je n'entends pas la même chose. Ses collaborateurs font plutôt écho d'une volonté de maintenir l'approche par compétences», a fait valoir le porte-parole de la coalition et président de la Fédération autonome de l'enseignement, Pierre Saint-Germain. Outre les ténors péquistes Bernard Landry, Jean-François Lisée et Joseph Facal, dont l'appui au manifeste était déjà connu, le plaidoyer est cautionné entre autres par la linguiste Marie-Éva De Villers, le critique adéquiste en matière d'éducation François Desrochers, l'ex-président du Mouvement Desjardins Claude Béland, le prêtre et député bloquiste Raymond Gravel et plusieurs autres personnalités des milieux universitaire et syndical.