Flaherty confirme le dépôt du budget le 26 février

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La Presse canadienne
Édition du mardi 12 février 2008

Mots clés : économie, Jim Flaherty, Gouvernement, Budget, Canada (Pays)

Ottawa -- Mettant fin aux rumeurs qui couraient sur la colline parlementaire depuis plusieurs jours, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a confirmé hier qu'il déposerait le mardi 26 février prochain un budget qui pourrait bien s'avérer le dernier du gouvernement minoritaire porté au pouvoir en janvier 2006.

Le document fera en effet l'objet d'un vote de confiance à la Chambre des communes, vraisemblablement au début de mars. Son rejet par les trois partis d'opposition entraînerait la défaite de l'équipe de Stephen Harper et la tenue d'élections générales au printemps.

À Ottawa, politiciens et commentateurs affirment que c'est d'ailleurs là l'objectif recherché. Ainsi, pour le chef libéral, Stéphane Dion, le gouvernement veut tomber «à tout prix» et fait n'importe quoi pour y arriver.

Dans ce contexte, plusieurs estiment que Jim Flaherty a reçu le mandat de préparer un budget contenant des mesures susceptibles de plaire aux électeurs sans pour autant satisfaire les partis d'opposition.

Hier, le ministre a répété qu'il fallait s'attendre à un plan «prudent», «raisonnable» et surtout excédentaire. Pas question que le Canada renoue avec les déficits, a-t-il martelé.

Le politicien torontois ne manque jamais une occasion d'insister sur le ralentissement de l'économie américaine et ses conséquences potentielles sur celle du Canada. Il laisse malgré tout entendre que son budget pourrait contenir de bonnes nouvelles pour les contribuables. «Il y a de la marge de manoeuvre, mais c'est serré», a-t-il confié.

Le ministre qui en est à son troisième budget à Ottawa promet en outre de revenir sur les réalisations de son gouvernement en matière de finances publiques, c'est-à-dire la réduction de deux points de la TPS et les baisses d'impôt annoncées l'automne dernier.

Jim Flaherty dit s'être entretenu la semaine dernière avec les porte-parole de l'opposition en matière de finances. Selon lui, ces rencontres ont toutefois été «peu productives». Le ministre soutient que les dés ne sont pas encore jetés, mais semble trouver exagérées certaines des demandes qui lui ont été faites.

Tous exigent qu'Ottawa consacre plus d'argent aux secteurs manufacturier et forestier qui traversent une crise majeure.

Les libéraux veulent aussi qu'Ottawa intensifie sa lutte contre la pauvreté, réserve des sommes à la protection de l'environnement et au combat contre les changements climatiques, réinvestisse dans les garderies et applique l'Accord de Kelowna conclu avec les peuples autochtones.


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