58e Berlinale - «There will be... gold», estiment les critiques à mi-festival
Mots clés : Paul Thomas Anderson, There Will Be Blood, 58e Berlinale, Culture, Cinéma, États-Unis (pays)
Berlin -- Le film There Will Be Blood, fresque épique de l'Américain Paul Thomas Anderson, huit fois nommé aux Oscars, fait figure de favori pour l'Ours d'or remis à la clôture de la 58e Berlinale alors que la moitié des films en compétition ont déjà été dévoilés hier.
L'acteur croule déjà sous les récompenses: après un Golden Globe décerné à Los Angeles à la mi-janvier et un Bafta britannique reçu dimanche, il a de bonnes chances de remporter un deuxième Oscar -- 19 ans après celui décroché avec My Left Foot --, lors de la cérémonie prévue le 24 février.
Hier, alors que dix films ont été projetés sur les 21 en lice pour l'Ours d'or remis à la clôture du festival (7-17 février), le film d'Anderson était favori dans les critiques internationales compilées par le magazine professionnel Screen.
Sur les neuf journalistes interrogés, quatre ont jugé le film «excellent», un qualificatif absent du reste du panel, quatre autres l'ont trouvé «très bon».
Le mélodrame chinois In Love We Trust de Wang Xiaoshuai et la poétique fiction mexicaine Lake Tahoe de Fernando Eimbcke figurent eux aussi tout en haut du même classement.
Le quotidien allemand Tagesspiegel met lui aussi le film de Paul Thomas Anderson -- suivi par Lake Tahoe -- en tête des films préférés de six critiques spécialisés de la presse allemande.
«Mis à part There Will Be Blood, aucun film n'a vraiment enthousiasmé. Sur le papier, la sélection était alléchante avec des réalisateurs réputés tels que Mike Leigh et de jeunes talents comme Fernando Eimbcke», juge Scott Roxborough, chef de la rédaction allemande du magazine spécialisé Hollywood Reporter.
«Mais, au final, il n'y a rien qui sorte de l'ordinaire, la sélection est plutôt médiocre jusqu'ici», poursuit-il.
Toutefois, le jury pourrait choisir de primer un film plus fragile, à la renommée moins écrasante, et donner un coup de pouce à une industrie cinématographique émergente, estime-t-il.
«Je ne vois que There Will Be Blood comme Ours d'or évident à ce stade», renchérit Jean Roy, critique de cinéma au quotidien L'Humanité et ex-délégué général de la Semaine de la critique au Festival de Cannes.

