Opinion
Lettres: Sus au manichéisme
Mots clés : Lanctôt éditeur, Quebecor, Louis Hamelin, Livre, Québec (province)
Dans sa chronique du 2 février dernier, Louis Hamelin surnomme Quebecor média, le «gros méchant loup». Et puis, il termine son texte en résumant ainsi la vente de Lanctôt éditeur, survenue le 1er juillet 2005: «En 2005, le loup s'introduisit par la cheminée de la "petite maison de la grande littérature", et qui vit-on apparaître? Michel Brûlé. Monsieur Génération X en personne.
Voici les faits. Quand j'ai acheté Lanctôt éditeur, la maison était sur le bord du précipice et, après deux ans et demi de travail acharné, les choses se sont replacées. Rebaptisée sous le nom des éditions Michel Brûlé, la maison a publié 75 titres depuis que j'en suis le propriétaire. Je défie qui que ce soit de me nommer plus de quatre titres à caractère polémique. À moins que le recueil de chansons de Luc Plamondon en soit un! Aux yeux de Louis Hamelin, notre plus grand parolier doit être un autre «gros méchant loup».
Meilleures salutations.
Réponse
Les opinions publiées sous ma signature dans Le Devoir n'engagent que ma personne. Loin de moi l'idée de nier que Michel Brûlé possède un certain talent d'éditeur, ni qu'il a rescapé la maison de Jacques Lanctôt. D'autre part, je n'ai rien contre un peu de controverse. Pour les besoins de la fable, j'ai affublé l'éditeur de la casaque du gros méchant loup. Mais j'ai le droit de trouver injuste qu'il se serve de sa respectabilité pour me torturer les oreilles à la radio.
Louis Hamelin

