L'hiver est hockey
Mots clés : Richard Saint-Cyr, Festival international de hockey, Hockey, Sport, Québec (province)

Photo: Jacques Nadeau
Première mondiale? L'originalité du projet réside dans sa diversité. Car il n'y avait pas que du hockey sur étang au programme. Les compétiteurs devaient aussi se mesurer au vrai hockey sur glace, dans un vrai aréna, avec du vrai équipement. Au hockey bottine, aussi. Et au hockey balle. Et au hockey cosom. Et au hockey sur gazon. Et au hockey sous-marin. Et au hockey sur table. Et au hockey électronique, sur PlayStation. Même l'intellect était mis à contribution avec un questionnaire sur les connaissances en hockey! Dix épreuves en tout, depuis le plein air jusqu'au fond de la piscine.
«En fait, il s'agit d'une course à obstacles. Il faut user de stratégie», dit Richard Saint-Cyr. Les dirigeants de chacune des équipes devaient recruter, dans la mesure du possible, des spécialistes de chacune des disciplines. Ils devaient aussi, au fil des épreuves, s'assurer que non seulement leurs meilleurs éléments dans chaque sport mais aussi des forces fraîches soient envoyées dans la mêlée. Et quand on dit «dans la mesure du possible», c'est que les choses ne sont pas toujours évidentes. Le hockey sur gazon, par exemple, reste peu pratiqué chez nous. Plusieurs des participants au festival prenaient une crosse dans leurs mains pour la première fois de leur vie...
Du gazon en février...? Aucun problème. Le Centre sportif de Saint-Lazare, près de Vaudreuil, est doté d'un gymnase dont le plancher est recouvert de Field Turf, un mélange d'«herbe» synthétique et de caoutchouc. On divise la surface en deux, on rapetisse les filets par rapport au jeu traditionnel extérieur, on ramène les effectifs à six joueurs de chaque côté, et le tour est joué.
L'école Cité-des-Jeunes a mis sur pied un programme unique d'activités physiques parascolaires, «Actif à vie», qui incite les étudiants à bouger et qui, raconte Richard Saint-Cyr, remporte un succès appréciable. L'organisation du tournoi, ajoute-t-il, s'inscrit dans la même lignée. «On veut envoyer les gens jouer, dehors ou en dedans. Il y a un aspect compétitif au festival, mais l'important est le côté amical. Tout le monde gagne simplement à participer. Et ça nous permet de célébrer le hockey, ce sport qui soulève tant de passions chez nous, sous toutes ses formes. Il y a de tout pour tous.» De fait, coïncidence, le tournoi survenait au moment même où, de son côté, la CBC célébrait son «Hockey Day in Canada» annuel.
Pour son humble part, le reporter d'enquête sur le terrain en est arrivé à la conclusion qu'il aurait sans doute livré ses performances les plus mémorables dans les disciplines à haute teneur en dureté du mental, nommément le questionnaire de connaissances générales et le hockey sur table.
Pour cette première présentation, le festival a regroupé des participants en provenance du Grand Montréal et de l'Ontario. Mais Richard Saint-Cyr veut ratisser plus large l'an prochain. «C'est la première fois qu'on fait ça, et on a vu ce que ça représente comme boulot», disait-il samedi. Par-delà quelques pépins logistiques, l'événement gagnera à être mieux connu. «Déjà, plusieurs personnes nous ont appelés en vue de 2009. On a de grands espoirs.» Si ces espoirs se concrétisent, c'est le plaisir de jouer qui y trouvera son compte. La vie est hockey...
Vos réactions
Manquait juste.... - par Thierry Larrivée
Le lundi 11 février 2008 10:00
Ajustement a apporter - par patrick fortin (patrickf@plus2sanitation.com)
Le lundi 11 février 2008 06:00

