FARC - Des proches d'otages déconseillent une opération armée
Mots clés : otages, FARC, libération, Colombie (Pays)
Bogotá -- Les familles de militaires et de policiers retenus en otages par la guérilla en Colombie demandent au président français, Nicolas Sarkozy, de persuader son homologue colombien Alvaro Uribe de renoncer à une opération militaire pour les libérer, a-t-on appris hier auprès de l'une d'elles.
Cette lettre devait être transmise à M. Sarkozy par une délégation de la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt -- Franco-Colombienne otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis le 23 février 2002 -- et deux membres du Parlement européen, en visite à Bogotá depuis vendredi.
Le porte-parole des comités, Hervé Marro, a déclaré à l'AFP à Bogotá que la délégation allait transmettre la lettre à M. Sarkozy.
Ingrid Betancourt, ancienne candidate écologiste à l'élection présidentielle en Colombie enlevée pendant sa campagne électorale, fait partie d'un groupe de 43 otages dits «politiques» que les FARC veulent échanger contre quelque 500 des leurs emprisonnés par le gouvernement.
Premiers pas
Les autorités vénézuéliennes ont pris contact avec les FARC pour préparer la libération de trois otages retenus depuis plus de six ans par la guérilla colombienne, a annoncé samedi le président Hugo Chávez.
M. Chávez a appelé «au calme et à la patience», ajoutant «qu'il n'y a pas de limite de temps» pour la libération des trois otages, les anciens parlementaires Gloria Polanco, Luis Eladio Perez et Orlando Beltran, enlevés en 2001.
Le président vénézuélien a un peu plus tard rencontré des proches des otages, qui se sont tournés vers lui pour obtenir son aide. La télévision publique a diffusé des images d'Hugo Chávez parlant aux familles dans le bureau du gouverneur de l'État à Barinas. «L'information que nous avons est qu'ils sont en bonne condition», a précisé le chef d'État.
Après la rencontre, l'épouse de M. Perez, Angela, a déclaré aux journalistes: «Nous ne connaissons pas la date exacte de la libération. Ce point n'a pas été éclairci.»
Les FARC avaient annoncé leur intention de libérer les otages dans un communiqué diffusé le 31 janvier, précisant que cette décision découlait des efforts déployés par Hugo Chávez et d'autres gouvernements pour tenter de trouver une solution au conflit armé que connaît la Colombie depuis plusieurs décennies.
Samedi, le président vénézuélien a une nouvelle fois exhorté la Colombie à examiner la libération de guérilleros en échange de celle d'otages retenus par les FARC. «Il est important que nous continuions jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'autres personnes dans cette situation», a-t-il dit.

