Vos réactions
Soyons réalistes
Les réactions corporatistes des différents "collèges" ou "ordres" ne sont pas propres au Québec. Elles sont humaines, bien qu'injustifiables : quel que que soit le pays, il n'est pas acceptable qu'un travailleur fasse, dans le cadre d'un contrat, exactement le même travail qu'un diplômé reconnu mais avec un revenu de la moitié quand ce n'est pas moins. Si les femmmes exigent avec raison l'application du principe "à travail égal, salaire égal", les entreprises et organismes étatiques québécois se devraient, ne serait-ce que pour être respectés, de l'appliquer. Cela semble être trop rarement le cas.
Il est indiscutable que le Gouvernement actuel du Québec fait de réels efforts et démarches pour que le dossier évolue et il faut le souligner. Il est normal qu'il en informe les corporations. Mais attendre de celles-ci un déblocage est inutile : derrière de grandes envolées lyriques sur l'honneur du métier ou la nécessité de défendre le peuple et la culture québécois, elles mettront au point des astuces de procédure décourageant les meilleures volontés et ayant surtout pour objectifs de diminuer la concurrence.
Entre parenthèses, je suis étonné que de nouvelles subventions soient apportées à des organismes qui n'ont déjà pas utilisé les précédentes.
L'arrivée d'un travailleur immigrant est une richesse pour un pays : élever un enfant et lui apporter une éducation a couté de 500 000 à 1 million de dollars à la collectivité d'origine, surtout si il a fait des études supérieures. Le pays d'accueil en profite immédiatement. Quand, en plus, il est compétent dans un domaine manquant de travailleurs, il crée aussitôt de la richesse. Protéger les égoïsmes locaux n'est pas une bonne opération économique. Et, au delà, n'oublions pas le bonheur que cela peut apporter.
Québecois, vous êtes hospitaliers. N'acceptez plus que certains donnent une image négative de votre société.
