Ces thèmes de l'obsolescence technologique instantanée, de la facilité d'utilisation, de la fusion homme-machine, sont plus que centenaires. Internet a 40 ans, mais il y a des gens autour de nous qui ne sont jamais encore "allé" sur la "toile", et ça ne les empêche pas de vivre. Il n'est pas difficile de s'imaginer à quoi va ressembler notre futur dans 15 ans: ce sera à peu près la même chose, en bien pire pour l'essentiel et en un peu mieux pour le reste. Plus d'automobiles, de pollution, de consommation, mais avec "un lecteur mp3 à prise USB" pour citer une pub de char. L'enveloppe charnelle humaine change peu (elle enfle surtout), et il sera toujours plus difficile de lire et écrire que de gromeller "deux steamés poutine"; ça ne veux pas dire que les ordinateurs devraient s'adapter à notre tendance naturelle à la dévolution. Le problème de l'humain est dans la bulle qui lui sert de réservoir à matière grise. Quand Bill Gates (ou tout autre "gourou" en bourse) nous affirme qu'il veux "notre bien", il pense d'abord au sien. L'informatique, c'est compliqué, ce le sera encore plus, et tout ceux qui vous diront que le bonheur béat et sans effort est à la portée d'une mise-à-jour sont de vils arnaqueurs. L'Internet et son successeur, c'est très bien, mais l'innovation et le véritable progrès humain sont des choses très lentes, pas toujours en harmonie, alors on se calme. On a juste une vie à la fois.