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De la poudre aux yeux
La raison est simple, il y'a de moins en moins de Québécois interessé à étudier le génie: c'est long, c'est difficile, c'est de la job, et en sortant de là si vous êtes vraiment bon vous avez le droit de vous faire exploiter pour dix ans, de payer la moitié de votre salaire en impôt sur le revenu (en tant que salarié), et après ça merci-beubaille, vous nous coutez trop cher.
La profession d'ingénieur s'est 'tiers-mondisé', et donc aujourd'hui on commence à tasser l'OIQ dans le coin pour aller recruter à l'étranger les professionnels qu'on arrive plus à embaucher ici à des salaires de misère. Présenter ça comme une révolution, une vraie farce.
Essayez un peu de faire avalez ce genre de mesure au bon docteur Lamontagne et à son copain le ministre Couillard qui ont mis sur pied un plan impeccable pour livrer le Québec en coupe réglée aux intérêts de la médecine privée, et ils vont bien rire.
Et pourtant, c'est là qu'il y aurait des économies à faire: les médecins Québécois coutent beaucoup trop cher pour le modèle de médecine que le Québec prétend promouvoir. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Quand Charest aura réussi à faire passer de 200 à un millier le nombre de permis de pratique décernés annuellement à des médecins formés à l'étranger, on commencera peut-être à prendre son bla-bla au sérieux.
