Vos réactions

Peut-on voir de plus haut?

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Stéphane Venne (vennestephane@videotron.ca)
Envoyé Le samedi 09 février 2008 11:00



Il me semble qu'on a le nez trop collé sur les problèmes courants, qu'on cherche à résoudre en s'attaquant aux symptômes tout aussi courants, ce qui nous condamne à aboutir à des solutions à court terme.

Car la faim, pour tragique qu'elle soit, n'est ni le premier, ni le dernier, ni le seul des problèmes qui a confronté l'humanité tout au long de l'histoire. Il y a eu la santé collective (la peste, le choléra, le sida), l'espace vital, l'approvisionnement en eau, l'accès aux voies de circulation, etc., et même les questions identitaires). Et devant ces problèmes, les humains, dans un réflexe de survie à court terme, se sont mis en situation de concurrence de toutes les manières possibles (divisions ethniques, géographiques, sociales, religieuses).

De singulariser un problème et de combattre une seule forme de division ne règle rien, ne produit aucune stratégie valable. Il faut voir de plus haut.

L'Occident a progressé quand, de coalitions en alliances, il s'est mis à la recherche d'institutions supranationales susceptibles de convenir à tous les problèmes, et de déboucher sur des mécanismes qui, devant quelque problème que ce soit, fédèrent mêmes les groupes concurrents. Bien sûr, d'un point de vie historique, c'est là une sagesse encore récente et encore imparfaite. Mais cette sagesse représente une avenue de réflexion - et, dans la pratique, une dynamique - plus utile en regard de la situation africaine que les discours vertueux ou à teneur morale qu'on entend, et qui me semblent aussi fumeux et aussi peu pragmatiques et performants que le serait l'antique notion de charité. Il n'y a rien de plus pragmatique que la solidarité.

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com